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août 2008

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Biographie

  • Quatrième enfant d’une famille d’agriculteurs catalans, Christian Bourquin est né le 7 octobre 1954 à Saint Féliu d’Amont dans la maison familiale. Après des études primaires et secondaires dans les Pyrénées-Orientales, il est admis en 1973 à l’Ecole Nationale des Art et Industries de Strasbourg d’où il sort, quatre ans plus tard, diplômé Ingénieur en Topographie. C’est à ce titre qu’il entre, à vingt-trois ans, à la mairie de Montpellier où il est rapidement repéré par Georges Frêche, nouvellement élu maire. Ainsi, en sa qualité de cadre de la fonction publique territoriale et durant treize ans, Christian Bourquin sera l’un des principaux acteurs de la formidable transformation que connaît la ville languedocienne. En novembre 1989, Christian Bourquin décide de revenir dans les Pyrénées-Orientales pour diriger le bureau local de OPAC, l’Office HLM en lien avec la ville de Montpellier. « Je n’ai jamais caché mon attachement viscéral à ma terre et au Canigou. Je savais qu’un jour je reviendrai chez moi. » Sa volonté est claire : revaloriser le logement social et transformer l’image de ce dernier grâce à de nouveaux concepts. En quatre ans, la structure, qu’il dirige seul avec une secrétaire, accompagne la construction de quatre cents appartements en Pays Catalan. En juin 1992, il prend la direction de la Fédération Départementale du Parti Socialiste. Le challenge est à la hauteur de la pugnacité de l’homme : « C’était le désert, quelques militants esseulés et sans moyens se battaient vaillamment pour leurs convictions. Il y avait tout à reconstruire ! » se souvient-il aujourd’hui. En mars 1993 et alors même qu’il est encore un inconnu du grand public, il parvient au second tour des législatives dans la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales, et totalise 46% des suffrages. En mai de la même année, à la suite de la dissolution du Conseil Municipal de la ville de Perpignan, il mène la liste PS contre les équipes de Jean-Paul Alduy, Claude Barate et du FN, Jean-Louis Denoël ayant appelé à sa rescousse Jean-Claude Martinez. Christian Bourquin totalise 10,8%, un début prometteur ! Sous sa conduite, la Gauche devient un puissant bloc d’opposition. En 1994, sa ténacité est récompensée et les électeurs du canton de Millas en font leur représentant au Conseil Général en lui accordant 53% de leurs suffrages. En 1995, il devient maire de Millas avec 82% des voix et en 1997 il est élu Député avec 53% des suffrages. Cinq ans après avoir pris la direction du PS départemental, le militant Christian Bourquin est Député, Maire et Conseiller Général ! Dès lors, le PS va de victoire en victoire, la dimension est donnée ! En mars 1998, c’est la majorité au Conseil Général qui est obtenue par la gauche, envers et contre tous les pronostics des « analystes » et « politologues ». Christian Bourquin accède ainsi à la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, responsabilité à laquelle il est reconduit en 2001, après une campagne cantonale et municipale menée sous le slogan « Avec Christian Bourquin ». Les résultats sont à la hauteur de l’élan donné : quatre cantons et plus de quatre-vingt communes du Pays Catalan passent à gauche ! Depuis 1998, Christian Bourquin et son équipe travaillent chaque jour à rendre meilleur le quotidien de leurs concitoyens. Leur engagement est total, que ce soit pour l’emploi, pour le développement durable, pour la défense de l’agriculture et de la viticulture ou encore pour la catalanité. Aussi depuis lors, le département des Pyrénées-Orientales ne cesse de progresser et se place dans les tous premiers départements dans des domaines tels que l’environnement, les routes, l’économie, les nouvelles technologies, la solidarité, la culture… De nouveaux progrès supposaient un horizon plus large et de plus grandes ambitions. Ce fut le sens de l’engagement de la Gauche départementale derrière Georges Frêche. La Région passée à Gauche en mars 2004, Christian Bourquin élu 1er Vice-Président en charge de la puissante commission « Finances », une nouvelle dimension peut ainsi être donnée au Pays Catalan, si cher au cœur de Christian Bourquin… « Sempre en davant », « aller de l’avant », encore et toujours ! Depuis le mois de novembre 2005, Christian Bourquin est membre du Bureau National du Parti Socialiste. En mars 2008, Christian Bourquin est élu pour la 4ème fois consécutive à la Présidence du Conseil Général.

08 août 2008

Quelques jours de repos.

Comme je le disais il y a quelques jours à peine à un journaliste montpelliérain qui m’interrogeait sur ce que j’allais faire pendant le mois d’août, je ne suis jamais véritablement en vacances. Je préfère le terme de « repos », à savoir un rythme il est vrai moins élevé que pendant le reste de l’année, mais un œil toujours ouvert sur le département attentif à ce qui pourrait nécessiter une intervention de ma part.

Il m’arrive de façon extrêmement rare de quitter le département pour autre chose que mon travail et, pendant le mois d’août, une fois la Féria de Millas passée (du 7 au 10 août je le rappelle), je randonne le plus souvent possible, profitant de tous ces superbes sentiers de randonnée que nous avons la chance d’avoir dans les Pyrénées-Orientales (3500 km en tout).

Néanmoins, j’écrirai quelques billets de blog par ci par là, que ce soit sur l’actualité nationale, ou celle du Pays Catalan. Bon mois d’août à toutes et à tous, qu’il soit fait de repos ou de travail et à très bientôt, ici ou là !

06 août 2008

La hache du gouvernement.

Le gouvernement remet redoutablement au goût du jour cet outil qui, dans les temps très anciens, servait à couper des têtes… Comme le Ministre du Budget l’a hélas confirmé il y a peu, 30.600 fonctionnaires ne seront pas remplacés en 2009. La charrette de « condamnés » la plus chargée est, je vous le donne en mille, celle de l’Education Nationale ! Eh oui, à quoi peuvent bien servir tous ces professeurs, instituteurs qui, chaque jour, transmettent leur savoir à nos enfants ? Quelle terrible erreur que de supprimer des postes d’enseignants, mais enfin, que voulez-vous, difficile de donner à boire à un âne qui n’a pas soif.

En regardant les chiffres des effectifs 2008 des fonctionnaires et leur évolution pour 2009, on constate que la grande majorité se noient dans le négatif, sauf… la Justice (bon, on ne peut pas non plus en vouloir de créer des postes dans ce domaine, même s’ils ne sont qu’au nombre que de 512), le Conseil et le Contrôle de l’Etat (+40) ET les services du 1er Ministre (+58) !! Ca laisse rêveur…

Non que je sois hostile à des remaniements permettant une meilleure gestion des finances publiques, un service public plus performant, une adaptation toujours plus pointue et proche de la réalité du quotidien de nos concitoyens, mais je doute que ces suppressions massives, sans grande explication de la part des coupeurs de tête – si ce n’est de fallacieux tralalas au sujet de la Sécu et autre mise en conformité avec nos voisins européens – servent réellement à autre chose qu’à affaiblir le Service Public pour mieux l’accuser de la rage ensuite et tenter de lui faire définitivement la peau. N’oublions pas que le Président de la République a une admiration toute passionnée pour les USA de Georges W. Bush, chantre du libéralisme et de la privatisation à tout crin.

Quoiqu’il en soit, et après la torpeur de l’été, gageons que de nouvelles luttes politiques, citoyennes et sociales vont devoir être menées et que, pour cela, nous devons rester unis pour lutter et proposer d’autres alternatives.

04 août 2008

Faire ce que l'on dit tout en disant ce que l'on fait.

Je ne suis pas du genre à ne pas faire ce que je dis, ce vers quoi je m’engage. Je suis plutôt réfléchi et exigent (oui, oui, c’est aussi une qualité !) et lorsque j’impulse, avec l’aide de mes collègues conseillers généraux de nouvelles actions ou à poursuivre le travail déjà en cours, je veille ensuite à ce que l’argent budgétiser (en fin d’année pour l’année suivante) soit utilisé au maximum.

Lors de la dernière session avant l’été (le 28 juillet dernier), nous avons acté le compte administratif pour l’année 2007 et, encore une fois, chacun a pu se rendre compte de la cohérence, de la sincérité financière qui est celle de l’Institution Départementale depuis dix ans. Pour vous donner un chiffre, j’écrirai juste que le taux de réalisations pour l’année 2007, au regard des projets ayant été annoncés puis programmés au budget, est de 98%. Il me semble inutile d’en rajouter, ce chiffre livre l’information principale tout seul ! C’est important pour moi, et pour l’image du monde politique dont je fais partie, de veiller à respecter scrupuleusement les engagements que l’on prend devant la population. On ne peut pas se prétendre un élu de la République digne de ce nom et ne pas faire honneur à la confiance des citoyens qui votent pour nous.

De même, il m’est toujours apparu capital d’expliquer régulièrement, par voie de presse ou au travers de la communication – institutionnelle – la façon dont nous travaillons, pourquoi et pour quand ; la question « pour qui » est caduque, puisque c’est pour tout le monde que le Conseil Général travaille au quotidien. Chaque jour, je fais tout pour garder le même rythme, les mêmes exigences afin de porter le plus loin possible ce département et ses habitants.

01 août 2008

Agir pour le Pouvoir d'Achat : transport à 1 euro.

Lundi 28 juillet, lors de la Session plénière du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, un dossier de premier ordre a été voté, à l’unanimité : « Transport voyageurs – Nouvelle tarification ».

Pendant la campagne des élections cantonales du mois de mars dernier, je m’étais engagé à mettre en place une nouvelle tarification du transport en bus sur l’ensemble du territoire afin d’agir concrètement en faveur du pouvoir d’achat des ménages, en particulier des plus modestes. Il s’agit-là de la 3ème avancée notable dans le domaine du transport collectif :
- Il y a dix ans, la Cart’Astuces pour les collégiens (79€ par an pour leur trajet vers leur collège avec la possibilité de profiter, gratuitement - de tout le réseau de bus départemental le reste de l’année, y compris les vacances),
- Il y a un an, le Transport à la Demande (TAD, entre bus et taxi) afin de permettre aux communes les plus reculées d’être en lien, au moins une fois par semaine avec le bourg le plus proche,
- Aujourd’hui, le transport à 1 euro vient donc s’ajouter à ces deux premières mesures : ainsi, chaque travailleur, s’il utilise le bus en lieu et place de sa voiture, pourra économiser jusqu’à 2500 euros par an, soit l’équivalent d’un treizième mois de salaire (le salaire moyen dans les P.O. étant de 1400€ par mois).

Pour tout vous dire, je suis fier d’être socialiste et de venir en aide au Président de la République Française concernant le pouvoir d’achat, celui-là même qu’il a tant de mal, avec son gouvernement, à revaloriser comme il l’avait promis. Certes, avec ce tarif très bas – 1 euro – nous irons probablement vers des déficits au départ, mais la hausse de la fréquentation permettra de les absorber. Lorsqu’il s’agit d’aider nos concitoyens à faire face à un pouvoir d’achat sans cesse malmené, il ne peut y avoir que de bonnes décisions ! Et d’ici 2012, mes collègues élus et moi-même ferons en sorte que toutes les communes du département aient accès aux liaisons autobus, au moins deux fois par semaine pour les plus petites et/ou reculées.

Les quelques chiffres de cette mesure qui prendra le 1er novembre prochain.
Ticket à l’unité : 1€
Abonnement hebdomadaire : 8€
Abonnement mensuel : 30€
Abonnement annuel : 180€
Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans.

31 juillet 2008

Jean Jaurès, l'esprit de la Gauche.

Ce soir, à 17H00 place de Catalogne, puis à 18H30 à Millas, comme tous les 31 juillet, nous commémorons ce grand homme de gauche qu’était Jean Jaurès.

Quand je repense à la façon dont Nicolas Sarkozy a joué de ce que représente le nom de Jaurès pendant la campagne des Présidentielles, espérant ainsi apparaître comme un homme d’engagement et de convictions sociales, je me dis que, vraiment, la Droite manque d’un idéal incarné !!

L’esprit de Jaurès est tellement à l’opposé de tout ce qu’a fait l’actuel Président de la République depuis plus d’un an qu’il tente d’occuper cette fonction… L’esprit de Jaurès de n’est pas de saborder les 35 heures, ce n’est pas de chercher à mettre à mort le Service Public, ce n’est pas de tenter de faire disparaître les expressions de la Solidarité. L’esprit de Jaurès, ce n’est pas d’agiter des mots pendant une campagne politique sans qu’ensuite les actes viennent éclairer de leur efficacité la sincérité de ces mots-là.

En trompant les gens sur ce qu’est l’esprit de Jaurès, en transformant le symbolique en subterfuge, Nicolas Sarkozy ne contribue qu’à une seule chose : laisser penser que la politique n’est que du mensonge.

Pour ma part, je crois du plus profond de moi-même que la politique apporte des réponses, des améliorations, du progrès pour peu que l’on soit capable de mettre ses paroles en conformité avec ses actes (et vive-versa). La politique peut faire beaucoup pour tous, et en particulier pour toutes celles et tout ceux à qui la vie ne fait pas de cadeaux. Et ils sont nombreux. C’est là tout le sens de mon engagement depuis toujours comme socialiste convaincu ainsi que depuis ma prise de fonction à la tête de notre Département. Et je me battrai, je travaillerai, encore et encore, de toutes mes forces, pour que vive l’esprit de Jaurès, pour que vive la Gauche.