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Biographie

  • Quatrième enfant d’une famille d’agriculteurs catalans, Christian Bourquin est né le 7 octobre 1954 à Saint Féliu d’Amont dans la maison familiale. Après des études primaires et secondaires dans les Pyrénées-Orientales, il est admis en 1973 à l’Ecole Nationale des Art et Industries de Strasbourg d’où il sort, quatre ans plus tard, diplômé Ingénieur en Topographie. C’est à ce titre qu’il entre, à vingt-trois ans, à la mairie de Montpellier où il est rapidement repéré par Georges Frêche, nouvellement élu maire. Ainsi, en sa qualité de cadre de la fonction publique territoriale et durant treize ans, Christian Bourquin sera l’un des principaux acteurs de la formidable transformation que connaît la ville languedocienne. En novembre 1989, Christian Bourquin décide de revenir dans les Pyrénées-Orientales pour diriger le bureau local de OPAC, l’Office HLM en lien avec la ville de Montpellier. « Je n’ai jamais caché mon attachement viscéral à ma terre et au Canigou. Je savais qu’un jour je reviendrai chez moi. » Sa volonté est claire : revaloriser le logement social et transformer l’image de ce dernier grâce à de nouveaux concepts. En quatre ans, la structure, qu’il dirige seul avec une secrétaire, accompagne la construction de quatre cents appartements en Pays Catalan. En juin 1992, il prend la direction de la Fédération Départementale du Parti Socialiste. Le challenge est à la hauteur de la pugnacité de l’homme : « C’était le désert, quelques militants esseulés et sans moyens se battaient vaillamment pour leurs convictions. Il y avait tout à reconstruire ! » se souvient-il aujourd’hui. En mars 1993 et alors même qu’il est encore un inconnu du grand public, il parvient au second tour des législatives dans la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales, et totalise 46% des suffrages. En mai de la même année, à la suite de la dissolution du Conseil Municipal de la ville de Perpignan, il mène la liste PS contre les équipes de Jean-Paul Alduy, Claude Barate et du FN, Jean-Louis Denoël ayant appelé à sa rescousse Jean-Claude Martinez. Christian Bourquin totalise 10,8%, un début prometteur ! Sous sa conduite, la Gauche devient un puissant bloc d’opposition. En 1994, sa ténacité est récompensée et les électeurs du canton de Millas en font leur représentant au Conseil Général en lui accordant 53% de leurs suffrages. En 1995, il devient maire de Millas avec 82% des voix et en 1997 il est élu Député avec 53% des suffrages. Cinq ans après avoir pris la direction du PS départemental, le militant Christian Bourquin est Député, Maire et Conseiller Général ! Dès lors, le PS va de victoire en victoire, la dimension est donnée ! En mars 1998, c’est la majorité au Conseil Général qui est obtenue par la gauche, envers et contre tous les pronostics des « analystes » et « politologues ». Christian Bourquin accède ainsi à la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, responsabilité à laquelle il est reconduit en 2001, après une campagne cantonale et municipale menée sous le slogan « Avec Christian Bourquin ». Les résultats sont à la hauteur de l’élan donné : quatre cantons et plus de quatre-vingt communes du Pays Catalan passent à gauche ! Depuis 1998, Christian Bourquin et son équipe travaillent chaque jour à rendre meilleur le quotidien de leurs concitoyens. Leur engagement est total, que ce soit pour l’emploi, pour le développement durable, pour la défense de l’agriculture et de la viticulture ou encore pour la catalanité. Aussi depuis lors, le département des Pyrénées-Orientales ne cesse de progresser et se place dans les tous premiers départements dans des domaines tels que l’environnement, les routes, l’économie, les nouvelles technologies, la solidarité, la culture… De nouveaux progrès supposaient un horizon plus large et de plus grandes ambitions. Ce fut le sens de l’engagement de la Gauche départementale derrière Georges Frêche. La Région passée à Gauche en mars 2004, Christian Bourquin élu 1er Vice-Président en charge de la puissante commission « Finances », une nouvelle dimension peut ainsi être donnée au Pays Catalan, si cher au cœur de Christian Bourquin… « Sempre en davant », « aller de l’avant », encore et toujours ! Depuis le mois de novembre 2005, Christian Bourquin est membre du Bureau National du Parti Socialiste. En mars 2008, Christian Bourquin est élu pour la 4ème fois consécutive à la Présidence du Conseil Général.

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février 2008

29 février 2008

Port de Port-Vendres : bilan 2007

Le bilan du port de Port-Vendres, pour l’année 2007, est remarquable à bien des égards, et j’en suis ravi. En effet, en 2007, notre port de commerce a réalisé le tonnage record de 293.696 tonnes, en augmentation de +35% par rapport à l’année 2006. Le développement du trafic fruitier est notamment la conséquence de la croissance des importations, soit 269.985 tonnes… La hausse est forte grâce particulièrement au trafic de bananes qui a représenté 178.557 tonnes (116.217 tonnes en 2006), ainsi qu’aux primeurs et agrumes du Maroc (33.011 tonnes). Il va sans dire que cette progression est liée à la mise en œuvre du nouveau terminal fruitier.

Par ailleurs, 12.708 containers ont transité en 2007 par les installations portuaires, soit une progression de +66% par rapport à 2006. Le développement de ce trafic est étroitement lié à l’ouverture de nouvelles lignes maritimes : la Ligne MAERSK, la Ligne CMA-CGM et la Ligne IMTC. Deux de ces trois armements sont classés premier et troisième au niveau mondial pour le transport de containers. Chacune de ces compagnies vise hebdomadairement, à moyen terme, un volume de 100 containers réfrigérés, soit 2.000 tonnes par navire.

L’arrivée de ces nouveaux trafics dits « feedering » est due au positionnement privilégié de la plate-forme Port-Vendres/Saint Charles, mais également à la montée en puissance du nouveau port de redistribution Tanger/MED dont les exploitants sont précisément MAERSK et CMA-CGM. Cette diversification des trafics, prévue par la Charte de développement portuaire, signée en 2000, est à présent une réalité et c’est une excellente chose.
Pour terminer, sachez qu’en 2007, le port de Commerce de Port-Vendres a reçu 114 navires, dont 76 cargos (+12,5%), 15 paquebots de croisière (+8%) transportant 3.718 passagers (+5%), ainsi que 23 navires militaires ou scientifiques. Notre port est en plein essor et nous ferons tout pour que cela se poursuive…

27 février 2008

Les candidats socialistes

Campagne

25 février 2008

Compte-rendu Réunions publiques Christian Bourquin

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Les candidats socialistes disent non à la THT

20 février 2008

Bientôt dans vos boîtes aux lettres

Bourquin

15 février 2008

Un référendum pour dire NON à la THT !

Suite à la signature de l’accord franco-espagnol du 10 janvier 2008,

Si les nouvelles étaient bonnes, le gouvernement UMP nous les auraient données avant les élections municipales et cantonales…ceci n’étant pas le cas, c’est que les nouvelles sont mauvaises !

Triste nouvelle pour tous ceux qui refusent que la THT défigure le département : le projet de ligne à très haute tension (THT) entre la France et l’Espagne a franchi une nouvelle étape lors du sommet franco-espagnol du 10 janvier. Les chefs d’Etat ont décidé d’arrêter, avant le 30 juin 2008, le tracé définitif de la ligne. Nicolas Sarkozy et José-Luis Zapatero ont promis de concrétiser avant le 30 juin l’interconnexion électrique entre Figueras et Perpignan.

Le gouvernement français impose donc clairement un projet de ligne aérienne dans le département, en dépit de l'opposition unanime exprimée depuis 5 ans par les élus et les associations du département, dont les demandes restent sans réponse. Ces demandes concernent la justification de la nouvelle ligne et la nécessité d'une étude sur l'ensemble des lignes existantes dans les Pyrénées.

En l'absence de réponses claires, j’ai participé à la cellule de crise qui a donné une conférence de presse dès le 15 janvier. De l’avis des observateurs, il semblerait que le gouvernement impose par la force le passage de cette ligne.

Sous mon impulsion, le Conseil Général a été la première institution à se prononcer avec la plus grande fermeté contre la THT. Dans cette dernière ligne droite se jouent cinq années de mobilisation sans relâche des élus et de la population.

Nous n’entendons pas laisser dévaster nos paysages, altérer notre qualité de vie et menacer notre économie. Car la balafre des pylônes de la THT fera aussi sentir ses conséquences néfastes sur notre agriculture et notre tourisme. Nous avons la chance d’avoir hérité d’un patrimoine naturel et culturel hors du commun et nous le défendrons coûte que coûte ! C’est aussi cela notre économie !

Une fois encore, le gouvernement français adopte une attitude de lâcheté, en nous cachant la vérité et en repoussant l’annonce des décisions après les élections. Cette façon d’agir est inadmissible ! Si par malheur une décision contraire à la volonté des populations est prise, je proposerai aux 226 maires du département, au lendemain des élections municipales et cantonales, d’organiser un référendum local sur le sujet auprès de la population. Je demanderai à l’Assemblée départementale que le Conseil Général prenne en charge les frais d’organisation de ce referendum afin que chacun puisse clairement et démocratiquement dire son sentiment sur  la THT. D’ici là, restons plus que jamais mobilisés !

Un avant-goût du programme des candidats socialistes aux élections cantonales

Ça y est, le programme des 15 candidats socialistes est bouclé. Plus de 150 propositions concrètes qui seront autant de réponses à vos préoccupations quotidiennes, notamment concernant votre pouvoir d’achat.

Je vous annonce aujourd’hui 3 mesures qui visent justement améliorer votre pouvoir d’achat. La première, c’est le passage à un tarif unique de 1 € pour tout trajet bus. Sur tous les bus départementaux, quel que soit le trajet, vous ne paierez plus qu’un euro (Font-Romeu – Perpignan 1€, Arles – Perpignan 1€, Céret – Perpignan 1€, Estagel – Perpignan 1€).

La deuxième, c’est la création d’une aide financière aux familles pour la prise en charge des funérailles. Parce que chacun a droit à un enterrement digne et parce que les frais d’obsèques ne doivent plus être une charge pour la famille.

Enfin, la troisième mesure que je souhaite vous dévoiler aujourd’hui, c’est la mise en place d’une aide financière à la restauration scolaire pour permettre à toutes les familles de faire manger leurs enfants à la cantine. Beaucoup de parents, faute de moyens, désinscrivent leurs enfants de la restauration scolaire. Cette mesure vise à permettre à chaque collégien d’avoir un repas complet et équilibré tous les midis.

Ces propositions ne sont qu’un avant-goût de notre programme. J’en avais déjà annoncé quelques unes : la sécurisation de toutes les églises du département pour lutter contre le vol de mobilier religieux et, bien entendu, l’installation de 400 défibrillateurs pour sauver des vies... Je vous le disais, il y en a plus de 150. Vous aurez bientôt l’occasion de les découvrir dans leur intégralité dans votre boîte aux lettres…

Bien construire le futur...

Énoncé comme ça, ça n’a l’air de rien, c’est pourtant l’un des sens que je donne à ma fonction d’élu de la République et mes collègues conseillers généraux de la majorité sont dans le même état d’esprit, aujourd’hui comme par le passé. J’écris « l’un des sens » parce que le sens premier de mon engagement politique est de bien conduire le présent départemental. Cependant, bien conduire le temps présent, c’est imaginer le futur tout en prenant en considération le passé.

Ce qui me gêne fortement dans le discours des représentants de la droite, qu’ils soient nationaux ou locaux, c’est leur façon rudimentaire, et un peu méprisante, de laisser entendre que tout ce qui a été fait par le passé est forcément médiocre. Ils sont dans l’instant et non dans la mise en perspective linéaire, pourtant indispensable à une vision complète des choses. Etre élu, c’est certes savoir gérer le quotidien, mais c’est aussi (principalement ?) avoir une vision globale de l’avenir afin de guider les décisions prises par les uns et les autres, de coordonner le tout afin d’optimiser la cohérence du projet commun.

Inventer l’avenir nécessite de penser en terme de progrès. Cependant, nous devons nous doter des moyens nous permettant de concevoir, de maîtriser le progrès, tous les progrès. François de Closets (journaliste et scientifique) écrit ceci dans sa préface au livre de Joël de Rosnay (dont je vous ai parlé dans un précédent billet) : « Ne nous y trompons pas, l’épreuve de vérité ne sera pas technique, mais politique (…) Nous découvrons aujourd’hui que le progrès, quelques prodiges qu’il accomplisse, n’est pas une fin en soi. Il n’a de sens qu’en fonction de l’Homme, des services qu’il peut lui rendre. »

C’est toujours agréable de retrouver dans les propos de personnes aussi compétentes que de Closets ou de Rosnay, et reconnues comme telles, l’essence même de ce que l’on s’applique à faire, en tant qu’élu de la République. Oui, depuis que j’ai la responsabilité de présider le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, je mets ma vie, mon ardeur et mes convictions au service de mes concitoyens, que ce soit par le biais des compétences obligatoires de l’Institution Départementale (Social, Routes et Collèges) comme au travers des multiples actions volontaires créées depuis 1998 (Logement, Santé, Emploi, Catalanité, Patrimoine naturel et culturel, Hautes Technologies…).

Etre au service des autres, c’est renoncer à une partie de son individualité. C’est un choix. C’est mon choix. Je n’imagine pas vivre autrement et, lorsque je fais le bilan de tout ce qui a été fait depuis dix ans pour ce territoire que nous aimons tous, toute prétention mise à part, je me dis que nous avons sacrément avancé…

Qui n’aurait pas envie de continuer à construire, à bâtir en voyant l’évolution évidente de ce qu’il ou elle a entreprit faisant sortir de terre la maison à laquelle il rêvait ? Car une fois la maison construite, encore faut-il l’aménager, la décorer, lui donner ce petit souffle de chaleur qui fait que l’on s’y sent bien et que celles et ceux qui y viennent, pour un temps plus ou moins long, s’y sentent bien également.

Tous les entrepreneurs du bâtiment le savent : on ne construit pas une maison en claquant des doigts, on fait des plans, on travaille pour les réaliser, pour leur donner corps ; on ne se décourage pas si d’aventure quelques obstacles venaient à montrer le bout de leur nez, on garde confiance et on cherche des solutions… Et, surtout, on ne s’arrête pas en plein milieu du chantier en cours.

Notre maison à nous, c’est notre département, sorte d’auberge espagnole où toujours de nouveaux venus y apportent leurs différences qui, additionnées aux nôtres, permettent au groupe de se fortifier, de créer, d’innover et donc de progresser... C’est exactement ce que nous vous proposons avec l’équipe des candidats aux élections cantonales des 9 et 16 mars prochain.

Nous comptons sur vous, pour la vie.

14 février 2008

Pour une écologie réparatrice plutôt que dénonciatrice.

Le quotidien Les Echos publiait en décembre dernier un grand entretien avec Joël de Rosnay, conseiller du président de la Cité des Sciences, entretien passionnant à propos de son dernier livre 2020 : Les scénarios du possible. Comprendre le monde qui vient. Ce livre de 320 pages est en libre accès sur Internet (http://www.scenarios2020.com) d’où l’on peut le télécharger gratuitement. C’est l’une des forces de Joël de Rosnay, il croit en l’interagir…

La troisième partie de cet ouvrage porte sur l’énergie et le développement durable ; autant dire que j’ai été particulièrement attentif à ce qui y est écrit et décrit. Et pour cause, le Conseil Général, depuis 1998, a impulsé de nouvelles façons de concevoir notre rapport au Patrimoine Naturel, à l’Environnement en mettant en place des actions qui, parfois, ont pu déranger voire choquer au départ, mais qui, très rapidement, ont su trouver un écho favorable au sein de notre population.

Plus que « développement durable », Joël de Rosnay propose « développement adaptif régulé ». Ainsi, le « développement » est envisagé sous l’angle d’un organisme susceptible de croître harmonieusement ; « adaptif » signifie que ce développement s’adapte à son environnement et, enfin, « régulation » implique non seulement l’Etat, mais aussi les « écocitoyens ». Aujourd’hui, dans le monde, on constate encore, malheureusement, que la prise de conscience n’est pas active dans le sens où le « chacun pour soi » prime encore sur le « chacun pour tous ».

J’ai eu la fierté de voir, au fil des pages de ce livre, se confirmer le fait que le Conseil Général, au travers de toutes ses actions menées dans le domaine de l’Environnement, est à la pointe, quasi précurseur, de ce que préconise M. de Rosnay. Que ce soit le photovoltaïque, les panneaux solaires, les éoliennes, la géothermie, le bois, autant de moyens destinés à préserver notre planète tout en restant en symbiose étroite avec l’Économie. Plutôt que de perdre du temps à dénoncer toujours et encore, il vaut beaucoup mieux identifier les sources problématiques et agir au plus juste afin d’endiguer – si ce n’est de réparer – les méfaits d’une nonchalance comportementale dont firent preuve les humains vis-à-vis de la planète terre !

A ce propos, l’auteur met en évidence, et de façon très simple, le lien qui unit écologie et économie, deux notions trop souvent mise en opposition par ceux qui n’ont pas intérêt à ce que nos mentalités évoluent dans ces deux domaines. Ces deux mots ont dans leur origine la racine grecque commune de « oïkos » qui veut dire « maison ». Pour écologie, « logos » signifie « la science », ce qui revient à dire que l’écologie est la science de notre maison terrestre. Pour le mot économie, à « oïkos » s’ajoute « nomos », c'est-à-dire « la règle », donc la règle de gestion de notre maison. L’étymologie est intéressante en ce sens qu’elle met en évidence que l’écologie et l’économie sont les deux facettes d’une même médaille. C’est bien ce que nous faisons ici, dans les Pyrénées-Orientales et me vient tout de suite à l’esprit l’exemple de la société Arjo Wiggins, à Amélie-les-Bains, où un projet de chauffage utilisant la géothermie est en train de se mettre en place, avec le soutien du Conseil Général et de la Région… Autrement dit quand l’écologie et l’emploi deviennent complémentaires et indissociables.

Pour revenir au développement durable, voici la définition que donna Gro Harlem Bruntland, Premier Ministre norvégien, il y a plus de vingt ans : « Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » La société humaine se développe comme un organisme vivant tout en devant veiller à ne pas être en contradiction avec l’univers dans lequel il se situe.

Un des choix collectif les plus importants des temps à venir est celui ayant pour noyau central la concrétisation de ce que de Rosnay appelle « l’écocivisme ». Oui, parce que chacun doit se mobiliser, à son niveau, pour que notre écosystème puisse se renouveler et perdurer le plus longtemps possible. Encore une fois, la majorité de Gauche du Conseil Général fait preuve de sens de l’innovation puisqu’une dizaine de propositions sur ce thème précis, sont intégrées dans le programme de ces élections cantonales 2008. A suivre donc…

13 février 2008

Faisons vivre le COURAGE qui est en nous.

Je viens de terminer la lecture du dernier livre d’Alain Badiou, écrivain et philosophe, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, De quoi Sarkozy est-il le nom ?

Je dois dire que les propos tenus par M. Badiou, rédigés dans un style clair et relativement accessible, m’ont beaucoup intéressé… En particulier le chapitre sur le courage.

Qu’est-ce que le courage ? demande Badiou. Vaste question à laquelle il propose une réponse qui m’apparaît comme remarquable : « D’abord, je vais lui conserver son statut de vertu. […] Je définis le courage comme la vertu qui se manifeste par l’endurance dans l’impossible. Il ne s’agit pas seulement de rencontrer l’impossible, de l’expérimenter. Car nous n’avons encore là que l’héroïsme, un moment d’héroïsme. Or, l’héroïsme est plus facile que le courage, au bout du compte. L’héroïsme, c’est quand on fait face à l’impossible. […] Le courage est distinct de l’héroïsme parce qu’il est une vertu, et non un moment ou une posture. Il est une vertu qui se construit. […] Le courage est la vertu d’endurance dans l’impossible. Le courage n’est pas le point, mais la tenue du point. Ce qui demande du courage est de se tenir dans une durée différente de la durée imposée par la loi du monde. La matière première du courage, c’est le temps. […] Le courage n’est jamais de recommencer comme avant. […] Le courage oriente localement dans la désorientation globale. »

Selon Badiou, faire preuve de courage c’est ne pas se décourager. Lui-même le fait remarquer, cela peut paraître un peu bêta que d’écrire cela ainsi, mais c’est souvent de la simplicité que jaillissent les grandes vérités.

Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous, entre autres sous les assauts répétés et agressifs de Nicolas Sarkozy et de la politique qu’il mène avec les représentants de son parti, sont désorientés. « Au comble de la capitulation et de la servitude consentie, on (Nicolas Sarkozy) parle de redressement moral et d’avenir régénéré. Pour trouver plus désorientant, il faut se lever de bonne heure. » écrit le philosophe à la page 106 de son ouvrage.

De plus, il résume à la perfection toute l’horreur contenue dans les propos du candidat à la Présidence de la République, propos que ce dernier, aujourd’hui Président, ne cesse de décliner à toutes les sauces, aussi écoeurantes les unes que les autres : « Rupture, profondes réformes, mouvement aussi incessant que celui des moustiques : Sarkozy annonce qu’il va surmonter la crise morale de la France, il va la remettre au travail. C’est quand même formidable de dire aux gens, dans l’état où ils sont, et du haut du costume trois-pièces du Maire de Neuilly (NDLA, CB : aujourd’hui Président de la République) : « Je vais vous remettre au travail, moi ! ». On dirait une bourgeoise du XIXème siècle s’adressant à sa bonne. »

Face à cela, il est clair que nous devons, tous autant que nous sommes, faire preuve de courage ; nous devons tenir un point, choisi par nous, et garder le regard pointé sur lui, quoiqu’il advienne. Badiou a raison lorsqu’il écrit que « le courage oriente localement dans la désorientation globale » et cela me fait penser à la phrase de Gandhi que j’avais mise en exergue de l’un des derniers numéros de l’Accent Catalan : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »

Etre courageux ne demande aucune disposition physique particulière ; cela demande, même si ce n’est pas aisé, de la concentration, de la confiance et de la continuité.