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Biographie

  • Quatrième enfant d’une famille d’agriculteurs catalans, Christian Bourquin est né le 7 octobre 1954 à Saint Féliu d’Amont dans la maison familiale. Après des études primaires et secondaires dans les Pyrénées-Orientales, il est admis en 1973 à l’Ecole Nationale des Art et Industries de Strasbourg d’où il sort, quatre ans plus tard, diplômé Ingénieur en Topographie. C’est à ce titre qu’il entre, à vingt-trois ans, à la mairie de Montpellier où il est rapidement repéré par Georges Frêche, nouvellement élu maire. Ainsi, en sa qualité de cadre de la fonction publique territoriale et durant treize ans, Christian Bourquin sera l’un des principaux acteurs de la formidable transformation que connaît la ville languedocienne. En novembre 1989, Christian Bourquin décide de revenir dans les Pyrénées-Orientales pour diriger le bureau local de OPAC, l’Office HLM en lien avec la ville de Montpellier. « Je n’ai jamais caché mon attachement viscéral à ma terre et au Canigou. Je savais qu’un jour je reviendrai chez moi. » Sa volonté est claire : revaloriser le logement social et transformer l’image de ce dernier grâce à de nouveaux concepts. En quatre ans, la structure, qu’il dirige seul avec une secrétaire, accompagne la construction de quatre cents appartements en Pays Catalan. En juin 1992, il prend la direction de la Fédération Départementale du Parti Socialiste. Le challenge est à la hauteur de la pugnacité de l’homme : « C’était le désert, quelques militants esseulés et sans moyens se battaient vaillamment pour leurs convictions. Il y avait tout à reconstruire ! » se souvient-il aujourd’hui. En mars 1993 et alors même qu’il est encore un inconnu du grand public, il parvient au second tour des législatives dans la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales, et totalise 46% des suffrages. En mai de la même année, à la suite de la dissolution du Conseil Municipal de la ville de Perpignan, il mène la liste PS contre les équipes de Jean-Paul Alduy, Claude Barate et du FN, Jean-Louis Denoël ayant appelé à sa rescousse Jean-Claude Martinez. Christian Bourquin totalise 10,8%, un début prometteur ! Sous sa conduite, la Gauche devient un puissant bloc d’opposition. En 1994, sa ténacité est récompensée et les électeurs du canton de Millas en font leur représentant au Conseil Général en lui accordant 53% de leurs suffrages. En 1995, il devient maire de Millas avec 82% des voix et en 1997 il est élu Député avec 53% des suffrages. Cinq ans après avoir pris la direction du PS départemental, le militant Christian Bourquin est Député, Maire et Conseiller Général ! Dès lors, le PS va de victoire en victoire, la dimension est donnée ! En mars 1998, c’est la majorité au Conseil Général qui est obtenue par la gauche, envers et contre tous les pronostics des « analystes » et « politologues ». Christian Bourquin accède ainsi à la présidence du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, responsabilité à laquelle il est reconduit en 2001, après une campagne cantonale et municipale menée sous le slogan « Avec Christian Bourquin ». Les résultats sont à la hauteur de l’élan donné : quatre cantons et plus de quatre-vingt communes du Pays Catalan passent à gauche ! Depuis 1998, Christian Bourquin et son équipe travaillent chaque jour à rendre meilleur le quotidien de leurs concitoyens. Leur engagement est total, que ce soit pour l’emploi, pour le développement durable, pour la défense de l’agriculture et de la viticulture ou encore pour la catalanité. Aussi depuis lors, le département des Pyrénées-Orientales ne cesse de progresser et se place dans les tous premiers départements dans des domaines tels que l’environnement, les routes, l’économie, les nouvelles technologies, la solidarité, la culture… De nouveaux progrès supposaient un horizon plus large et de plus grandes ambitions. Ce fut le sens de l’engagement de la Gauche départementale derrière Georges Frêche. La Région passée à Gauche en mars 2004, Christian Bourquin élu 1er Vice-Président en charge de la puissante commission « Finances », une nouvelle dimension peut ainsi être donnée au Pays Catalan, si cher au cœur de Christian Bourquin… « Sempre en davant », « aller de l’avant », encore et toujours ! Depuis le mois de novembre 2005, Christian Bourquin est membre du Bureau National du Parti Socialiste. En mars 2008, Christian Bourquin est élu pour la 4ème fois consécutive à la Présidence du Conseil Général.

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juin 2008

30 juin 2008

De hommes et des femmes de caractère !

L’anchois de Collioure est connu et reconnu au-delà des frontières de notre département. Autrefois, cette activité offrait du travail à beaucoup de familles de la commune comme des communes avoisinantes. Aujourd’hui, deux entreprises familiales perpétuent la tradition et le rayonnement de l’anchois de Collioure.

Il y a quelques jours dans le cadre d’une rencontre territoriale sur les cantons d’Argelès et Collioure, j’ai visité ces deux entreprises. L’usine Roques où M. Roques, entourés de ses deux fils et de sa fille, maintient cette tradition. Et puis la boutique de la famille Desclaux, une belle entreprise familiale. Au mur, des clichés… Quel plaisir de regarder ces photos ; à travers ces portraits de vie, c’est le savoir faire et les gestes d’antan à qui hommage est rendu…

Robert Desclaux, toujours passionné, nous a expliqué les différentes phases de fabrication et les évolutions techniques au fil du temps! Et je dois dire que la dégustation sur place fut une pure merveille. Avis aux amateurs…

Famille_desclaux

         

28 juin 2008

Les "Fauves Hongrois 1904-1914" au Musée de Céret.

"Et voilà, la grande exposition de l’été a été lancée le vendredi 20 juin dernier et elle est superbe, évidemment.

J’ai été frappé par les toiles de la première et de la dernière des salles du Musée de Céret, des couleurs vives, des toiles mettant en scène des paysages simples, presque simplifiés. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la peinture Fauve, comme l’a expliqué Joséphine Matamoros (Conservatrice du Musée) : « Les Fauves, dans leur façon de peindre, simplifient ce qu’il voit, simplifient l’espace… » Et cela a retenu tout particulièrement mon attention puisque c’est une illustration de ma conception du politique : simplifier la vie. Je ne prétends pas que les politiques sont des artistes, pourtant, ils sont, eux aussi à leur manière, chargés de transformer le réel, le simplifier, le rendre plus confortable, et, quand on est de gauche, pour le plus grand nombre.

Les Hongrois ont été les premiers parmi les artistes étrangers en France à s’intéresser au fauvisme et à créer les premiers tableaux fauves. Proches des œuvres françaises par leurs couleurs, leurs thèmes, leur dynamisme, ils conservent toutefois leur identité propre et une certaine distance vis-à-vis de leurs homologues parisiens. En effet, leurs compositions semblent être peintes d’une façon moins spontanée, plus construites et plus réfléchie.

Cette exposition est réalisée par le Musée de Céret, le Musée Matisse du Cateau-Cambrésis et le Musée des Beaux-Arts de Dijon, en collaboration avec la Galerie Nationale Hongroise de Budapest. Elle est une extraordinaire façon de découvrir le travail de ces artistes, pour la plupart encore méconnus, qui révolutionnèrent la peinture hongroise au contact des nouveaux courants picturaux du XXème siècle et qui ouvrirent la voie aux différentes Avant-Gardes européennes.

Cette exposition est ouverte jusqu’à la fin du mois de septembre, n’hésitez pas à venir la découvrir.

22 juin 2008

Donner le cap : c'est mon rôle, ma mission.

Comme je l’ai déjà dit, que ce soit lors de mon entretien avec un journaliste de L’Indépendant ou encore lors de la Session Plénière du lundi 16 juin dernier, je comprends tout à fait les inquiétudes des agents du secteur social, eux-mêmes confrontés chaque jour à celles des personnes qu’ils reçoivent et qui sont en grandes difficultés.

Cette grève est utile, dans le sens où elle permet à chacun de prendre conscience de ce qu’il y a à mettre en œuvre pour aller vers plus d’efficience… Je ne parle pas d’efficacité car celle-ci suppose des actions sans se préoccuper des moyens ; or, je suis en responsabilité de gestion de l’argent issu des impôts de mes concitoyens, il est de mon devoir de ne pas faire n’importe quoi, n’importe comment et surtout à n’importe quel rythme ! C’est pourquoi j’ai employé, à plusieurs reprises, le terme d’efficience qui lui suppose certes la mise en œuvre d’actions, mais aussi la prise en compte des limites financières desdites actions.

Je voudrais faire comprendre un point essentiel : personne ne peut exiger que des situations enkystées se résolvent en un claquement de doigts. Oui, il y a des postes à pourvoir ; des jurys de recrutement ont eu lieu la semaine dernière et d’autres sont à venir (infirmière, médecin, sage-femme, conseiller d’éducation…). Oui, il faut réorganiser les parcours d’instruction et de décision au service de la Solidarité ; c’est également en cours. Nous travaillons afin d’établir un plan de restructuration cohérent et durable. Les agents ne sont pas seuls, ils sont sur le terrain et ils font du bon boulot, je le sais. Néanmoins, il leur faut aussi garder l’esprit objectif afin de se rendre compte, par exemple, que des élections syndicales ont lieu à la fin de l’année…

Je suis en responsabilité politique, je suis là pour donner le cap, faire des choix, les citoyens m’ont élu pour cela et ma dernière réélection, au 1er tour, m’a conforté dans la politique que je mène, avec mes collègues de la majorité, depuis plus de dix ans. Les agents du Conseil Général ne sont pas en autogestion, ils m’apportent leurs points de vue, leurs idées, les échos du terrain, mais la décision politique appartient aux élus. C’est ainsi, et il faut un Capitaine, quelqu’un ayant une vision d’ensemble, quelqu’un qui a connaissance de tous les paramètres et qui a la responsabilité de décider pour l’intérêt général et non pas juste pour un groupe « x » d’individus ».

D’autre part, à tout ceux qui trouvent curieux qu’un Président socialiste ne réponde pas favorablement aux revendications de grévistes au sein de l’Institution qu’il dirige (la question m’a été posée par la presse), je dirai que je trouve saugrenue l’idée qu’ils véhiculent comme quoi socialiste serait contradictoire avec gestionnaire… C’est parce que l’on est attentif aux finances que l’on peut mieux aider et soutenir celles et ceux qui souffrent dans notre société ; c’est parce qu’une gestion est saine que l’on peut mettre en œuvre des actions sociales, solidaires des plus démunis d’entre nous. Parce qu’une gestion saine permet de continuer la gestion et l’exercice de cette politique menée pour le plus grand nombre.

Regardez ce qui se passe autour de nous, regardez ce que le gouvernement de Sarkozy est en train de faire. Il pulvérise tout bonnement le Service Public, il supprime des postes de fonctionnaire à tour de bras (rien que dans le domaine de l’Education Nationale entre l’an dernier, cette année et l’an prochain, ce ne sont pas moins de 56.000 postes en moins !), c’est cela contre quoi nous devons lutter. Personnellement, je souhaite un bon service public et surtout le maintien de celui-ci. Certains pensent que nous irons dans ce sens en embauchant. Moi je suis convaincu que c’est en réorganisant l’existant que l’on y parviendra.

20 juin 2008

Transports : naissance et renaissance...

Ce lundi 16 juin s’est tenu la Session Plénière de l’Assemblée Départementale que j’ai l’honneur de présider. 61 dossiers étaient inscrits à l’ordre du jour, dont deux qui nous ont occupés tout spécialement vu leur importance. Le dossier du TGV et celui des voies vertes.

Au sujet du premier, nous avons voté, à l’unanimité, la participation du Conseil Général au financement du débat public sur l’opportunité de la ligne Montpellier/Perpignan qui devrait être – enfin ! – opérationnelle en 2020. Ce débat permettra de rendre clair et lisible la finalité de cette ligne tant attendue et maintes fois réclamée. Je suis heureux que les choses soient réenclenchées de ce côté-là et je dois dire que l’engagement de Georges Frêche – Président de la Région LR – a été primordial dans ce dossier. D’ailleurs, ce 17 juin, il a signé un « protocole d’intention préalable » avec le Ministre Borloo, à l’Hôtel de Région, au sujet du contournement Nîmes/Montpellier. Un grand moment pour l’histoire de nos territoires : le TGV, enfin !!! Comme je l’ai dit lundi en Session, pour le dossier du TGV, c’est une véritable renaissance…

D’autre part, je voudrais mettre en lumière le travail réalisé par le Conseil Général en matière de voies vertes. Celle reliant Argelès à Arles-sur-tech est une heureuse naissance attendue. Nous avons voté, toujours le 16 juin dernier, l’autorisation de sa réalisation (soit 80 km de liaison douce sécurisée). Cette voie verte est l’un des axes structurant du schéma départemental des véloroutes et voies vertes. Le terrain ainsi traversé permettra aux utilisateurs de profiter du patrimoine, du paysage agricole comme de l’ensemble de sites remarquables aussi bien sur le territoire des Albères que du Vallespir.

Encourager et faciliter l’usage du vélo et autres moyens de déplacements dits « doux » est l’un des objectifs du Conseil Général, tant en matière de Santé que de découverte touristique, de sécurité… Les aménagements faits en ce domaine ont, comme pour ceux effectués dans le domaine routier, pour vocation de structurer l’espace départemental, lui donner une cohérence tout en offrant aux citoyens d’autres modes de déplacements.

Dans le contexte mondial d’augmentation folle du prix des carburants (1,50 euro le litre de SP95 !), il apparaît plus que jamais crucial de diversifier et d’optimiser l’offre de manière de relier les territoires et les Hommes…

19 juin 2008

Thémis : chronique d'une renaissance.

Petit historique : À la suite des chocs pétroliers de 1973,1974 et 1979, l’énergie solaire est apparue comme l’une des solutions énergétiques alternatives pouvant participer à une plus grande indépendance de la France et de son économie aux importations de pétrole.

En 1979, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, acquiert des terrains sur la commune de Targasonne, et conclut un bail emphytéotique avec Electricité De France (EDF) pour la construction d’une centrale électro-solaire, « Thémis », faisant partie intégrante d’un vaste programme de diversification du panier énergétique national. La construction de cette centrale débute en 1981 ; opérationnelle en 1983, elle emploie 48 personnes. Elle constitue alors une véritable référence internationale en matière de conversion de l’énergie solaire en électricité. Les technologies, et leurs applications, développées à Thémis seront d’ailleurs reprises avec succès à l’étranger, notamment en Espagne et aux Etats-Unis.

Malheureusement, dès 1986 et après trois années de fonctionnement seulement, EDF décide de mettre fin à son programme de recherche expérimentale sur Thémis, argumentant d’un coût trop élevé de revient du kWh produit. Thémis ferme donc et le Conseil Général, propriétaire du site, recherche alors des solutions de remise en valeur des installations de la centrale électro-solaire. Dans la même période, EDF préfère la voie du nucléaire…

Dans un premier temps, de 1987 à 2004, le site de Thémis est mis à disposition du laboratoire CNRS IN2P3, qui y mène des recherches sur l’astrophysique des particules, et plus précisément la détection du rayonnement gamma produit la nuit par les étoiles. À partir de 2004, le CNRS cesse toute son activité sur Thémis. Afin d’envisager les différentes possibilités de revalorisation du site départemental Thémis, le Conseil Général décide, par délibération du 24 février 2003, de lancer deux études permettant de rendre à la centrale Thémis son usage premier : produire de l’électricité. C’est de cette ambition qu’est né, en 2004, le programme de reconversion de Thémis qui vise à en faire l’un des 1ers sites européens de valorisation solaire multitechnologique.

Depuis le mois d’octobre dernier, près de vingt ans après l’arrêt de son exploitation, la centrale solaire Thémis recommence à produire de l’électricité. Et dans le contexte pétrolier actuel, on ne peut que se féliciter de la remise en fonction de la centrale. Il y a quelques jours, j’ai invité le Préfet de Région, Cyrille Schott, à visiter la centrale et il a très justement rappelé qu’en 2003, lorsque j’ai pris la décision de relancer Thémis, avec l’équipe du Conseil Général, l’idée n’était pas si évidente que cela ! Le programme de reconversion des installations de Thémis est ambitieux et a un double objectif : faire du site un outil de production d’électricité mais aussi de recherches et développement dans le domaine de l’énergie solaire concentrée.

Propriétaire du site, le Conseil Général est bien évidemment un opérateur prépondérant de cette reconversion. A ce titre, nous assurons la maîtrise d’ouvrage des travaux de remise en état et d’équipements mutualisés qui soutiennent la mise en oeuvre, notamment, de trois projets industriels et scientifiques en cours de développement. J’ajouterai que je compte beaucoup sur l’appui de ce partenaire de tous les jours qu’est la Région Languedoc-Roussillon – et Georges Frêche, son Président – qui me suit sur cela.

Nous venons de créer une filière avec Thémis : de la recherche à la production d’électricité et de procédés… Oui, il y aura une pépinière d’entreprises dans les 100 hectares autour de cette centrale solaire pour tous ceux que cela intéresse ; pour ceux que la RN116 rebute, nous avons la capacité de les accueillir sur 15 hectares dédiés à ce secteur à l’Espace Entreprises Méditerranée de Rivesaltes.

Je suis très fier d’avoir initié cette renaissance et je remercie bien évidemment tout ceux qui, d’une façon ou d’une autre, y contribuent.

17 juin 2008

Cet été, il y a toujours quelque chose à faire le soir...

Dans la chaleur des soirs d’été, il est délicieux d’assister à un concert, qui plus est lorsqu’il a lieu à ciel ouvert. Et, parce que c’est un plaisir qui ne doit pas être réservé aux seules personnes vivant financièrement confortablement, le Conseil Général a programmé 25 soirées, en juillet et en août, à des tarifs très accessibles (5 ou 10 euros, voire la gratuité totale – j’en reparle à la fin de ce billet). L’essentiel de ces concerts ont été regroupés sur le mois de juillet puisqu’ils ont été conçus en particulier pour les habitants du département. D’ailleurs, l’an dernier, sur les 20.000 spectateurs, 18.500 étaient des habitants des Pyrénées-Orientales. Ceci ne veut évidemment pas dire que les touristes ne sont pas les bienvenues, au contraire !!

Comme tous les ans, c’est la nuit de la veillée (de la veillée !) de la St Jean qui ouvrira les festivités, le 22 juin au soir. Et notre été culturel s’achèvera sur Guitares au Palais les 29, 30 et 31 août. Je ne vais pas vous énumérer ici le détail du programme de ces deux mois d’été, vous pouvez le consulter sur le site du Conseil Général (www.cg66.fr), en revanche, je peux vous dire que, cette année encore, la qualité est au rendez-vous. Je tiens à le préciser parce qu’il y a une satanée idée reçue qui consiste à associer « pas cher » ou « gratuit » à « de mauvaise qualité »… L’implication de notre collectivité territoriale permet d’allier prix réduit ET qualité et certains de ces concerts sont d’une envergure internationale…

Depuis quelques années maintenant, avec mes collègues et amis conseillers généraux, nous veillons à ce que la programmation estivale proposée par le Conseil Général soit irréprochable tout en proposant une diversité qui ne se trouve que dans très peu de Festivals en France. Classique, Jazz, Musique gitane, Musique Ska, Raggae, Rockn’roll, Electro, Musiques du monde… autant de possibilités, autant de choix, voire celui d’assister à tout !

A propos de la gratuité, je vous propose d’ailleurs de me donner votre avis que la question… C’est un débat que nous avons au Conseil Général : gratuit ou payant à prix (très) réduit ? Qu’en pensez-vous ? Ecrivez-moi, ça m’intéresse…

16 juin 2008

Liaison Argelès - Le Boulou.

Ce vendredi 13 juin, j’ai eu le plaisir d’inaugurer le tronçon de 3 kilomètres (sur les 12 réalisés Argelès au Boulou) reliant Montesquieu des Albères au Boulou. Etaient à mes côtés les Maires de Montesquieu et du Boulou, ainsi que Pierre Aylagas et Robert Garrabé, les deux conseillers généraux des cantons concernés. Le Maire de Céret s’était également déplacé et, en partie sous la pluie, nous avons coupé le traditionnel ruban. Cette route voit passer de 12.000 véhicules par jour (moyenne annuelle) à 19.000 en période estivale ; 6 échangeurs garantissent un accès sécurisé à cette nouvelle voie et 1.300 arbres et 4.000 arbustes y ont été plantés. Elle est le quatrième barreau de l’échelle reliant la mer à nos vallées (voir le schéma ci-dessous)

Autrefois, le département se pensait d’Est en Ouest, puis dans les années 80, l’aménagement des territoires s’est fait du Nord au Sud, avec l’autoroute par exemple. Il me semble très important en matière d’aménagement de l’espace territorial de permettre de pénétrer facilement les territoires qui le composent. Je fais toujours ce même croquis lorsque j’explique les investissements du Conseil Général dans le domaine routier (mais pas seulement !) parce qu’il est clair et donne immédiatement à voir que notre politique est structurée et qu’elle est décidée avec la volonté de faciliter les échanges entre les territoires et les Hommes qui y vivent.

Pour revenir sur la RD 618 à proprement parlé, ce tronçon a été une « course contre le TGV » et nous l’avons gagné, de peu, mais c’est un fait, c’est la SNCF qui a pris en charge les 4 millions d’euros du pont sur lequel nous étions ce vendredi 13, nos morceaux de ruban à la main ! J’ai bien évidemment félicité le service des Routes du CG66 qui a mené tambour battant ce chantier, je suis fier de cette économie de 4 millions d’euros (10% de la somme totale investie) et je suis fier également parce que ce n’est pas tous les jours qu’on va plus vite que le TGV !

Pour terminer mon propos, je rappellerai qu’en matière d’investissements routiers, nous sommes le département de France qui investit le plus au regard du kilomètres de routes dont il a la compétence (2300 km) et les résultats sont probants, en particulier pour la sécurité. Oui, le nombre de personnes ayant perdu la vie sur les routes est quatre fois moins élevé qu’il y a une quinzaine d’années. Bien entendu, il y en a toujours trop et nous devons faire tout notre possible afin de parvenir à ce que plus personne ne trouve la mort sur les routes. Pour cela, le CG66 sécurise au maximum ses routes, mais il ne faut pas oublier qu’il est de notre devoir de conducteur de respecter les limitations de vitesse, d’attacher sa ceinture (et celle des enfants) et de ne jamais rouler trop longtemps sans prendre un temps de repos.

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15 juin 2008

Abeilles affamées.

Les abeilles ne se portent pas très bien depuis plusieurs années et l’une des causes de leur mal-être pourrait bien être la malnutrition ! Bien évidemment, ce n’est pas le seul facteur de l’affaiblissement des apidés : virus, parasites, pesticides, habitat morcelé, changement climatique, autant d’explications à cela. Cependant, comme le relate un excellent article du journal Libération (édition du 10 juin dernier), l’hypothèse de la malnutrition – émise en sourdine depuis une quinzaine d’années – arrive sur le devant de la scène.

Cette théorie repose sur un constat : la France ne manque certes pas de pâturages, de prairies et de forêts, en revanche, elle présente de nombreux espaces de monoculture où les pantes fleurissent par pics, laissant ensuite des hectares entiers sans aucune fleur. Par voie de conséquence, les abeilles se retrouvent en disette. Ces dernières ont besoin de sucre, elles ont également besoin de pollen, celui-ci est difficilement remplaçable et il est indispensable afin de nourrir les couvains et la reine de la ruche. Sans lui, la colonie s’affaiblit et devient beaucoup plus vulnérable.

Des apiculteurs expérimentent l’ensemencement de « jachères apicoles » avec des espèces intéressantes pour les abeilles, elles sont aujourd’hui au nombre d’un millier dans notre pays. Ils travaillent également à sensibiliser les agriculteurs au fait que 35% de leur production est tributaire du travail de pollinisation des abeilles. « Des mélanges spécifiques plantés, aux abords d’une parcelle agricole, vont attirer certaines familles d’insectes, puis les rongeurs ou les oiseaux qui s’en nourrissent. Cette biodiversité peut être utile aux agriculteurs. Chacun sait que les coccinelles favorisent la réduction de l’emploi de pesticides puisqu’elles s’alimentent des pucerons nuisibles aux récoltes. »

En Suisse, les agriculteurs sont subventionnés pour planter des mélanges de fleurs sauvages ; en Angleterre, le gouvernement encourage aussi ce genre d’initiative... Espérons que la France entre elle aussi dans cette synergie-là afin de trouver rapidement une solution efficace à la préservation de ces dames en habit noir et jaune dont l’immense utilité n’est plus à démontrer.

13 juin 2008

Agriculture : le CG66 encourage et soutient le développement de la vente en circuit court.

D’ordinaire, c’est mon collègue et ami Pierre Estève qui assiste, pour le Conseil Général, aux sessions de la Chambre d’Agriculture. Cependant, ce 30 mai dernier, il était en déplacement et j’ai eu le plaisir d’assister à cette session ayant pour thème « les circuits courts ».

Il y a encore une dizaine d’années, il était inenvisageable de penser au développement des circuits courts (vente directe) ; et puis l’évolution de notre environnement (la rudesse du climat, météorologique comme économique) entraîne de fait d’autres afin de leur faire face. En écoutant ces hommes et ces femmes, agriculteurs, présenter leurs façons de produire et vendre leurs productions, j’ai été frappé par leur créativité, leur engagement, leur dynamisme, leur volonté à ne pas baisser les bras et à trouver des solutions, tant pour leur bien-être que pour celui du consommateur. Le consommateur est de plus en plus exigeant et les agriculteurs veulent la qualité pour leurs produits tout en s’en sortant financièrement. Normal, mais pas simple à mettre en place.

Être agriculteur, et ce depuis toujours, c’est être au cœur de la vie. L’immobilier a besoin de foncier, donc de terres ; la santé a besoin de produits sains, donc de fruits et de légumes de qualité ; le pouvoir d’achat a besoin d’être bichonné, donc avoir la possibilité d’acheter à un coût abordable.

La politique du Conseil Général en la matière est la suivante : favoriser l’authenticité dans la modernité. Il ne s’agit bien évidemment pas de revenir à une agriculture du 19ème siècle, loin s’en faut, mais apporter au consommateur des produits authentiques dans le respect absolu des normes. Nous le savons, c’est précisément ce que veulent les consommateurs – que nous sommes tous – aujourd’hui…

Cela fait quelques années que je le dis : développer les circuits courts de vente a une réelle raison d’être… Eh oui, le prix du pétrole s’envole dans des hauteurs folles (et craignons que cela ne s’arrête pas là), les énergies en général coûtent de plus en plus cher ; le coût de transport des produits augmente inéluctablement et donc le prix des produits sur les étales s’en ressent. Bien évidemment, il n’est pas question pour autant de laisser faire n’importe qui faire n’importe quoi. Les routes ne peuvent se mettre à « fleurir » de paillotes proposant des produits peut-être même pas cultivés par le vendeur. Il y a un besoin de réglementation, de promotion (je pense à ce que le CG a fait pour la route des vins par exemple) afin d’amener les gens vers les exploitations agricoles qui souhaitent proposer de la vente directe. Le Conseil Général est prêt, et je l’ai clairement dit aux agriculteurs présents lors de cette session, à accompagner toute action visant à promouvoir, à mettre en contact les uns et les autres, à faciliter les échanges en circuit court.

D’autre part, puisque le Conseil Général a la responsabilité des collèges, j’ai souhaité impulser de nouvelles habitudes alimentaires pour les jeunes, non seulement avec du Bio, mais également avec des produits provenant de nos terroirs. Ainsi, nos enfants mangent sain, découvrent des produits de qualité, de saison, produits dans des territoires dont ils sont proches.

L’Institution que j’ai l’honneur de présider est, depuis dix ans, aux côtés de l’agriculture, métier ô combien difficile, métier noble et essentiel, et nous continuons notre travail commun afin d’inventer et de tracer des chemins permettant au plus grand nombre de s’y retrouver dans une mondialisation dévorante.

12 juin 2008

Carte scolaire : encore un tour de passe-passe qui ne sera pas sans conséquences...

Comment peut-on penser, ne serait-ce qu’une demi seconde, que la suppression – pardon, l’assouplissement – de la Carte Scolaire pourrait favoriser, de façon plus certaine, la mixité sociale et l’égalité des chances que le maintien de celle-ci ??

La plupart des gens souhaite le meilleur enseignement possible pour leurs enfants… Je ne peux que comprendre cette exigence. Néanmoins, il reste capital de faire en sorte, pour l’école de la République, de permettre à chacun de recevoir un enseignement de qualité sans devoir faire des kilomètres pour cela. Je suis loin d’être persuadé que ce soit bon pour les jeunes de devoir effectuer des déplacements, quel que soit le moyen de transport usité, tous les jours…

De plus, cette volonté du gouvernement UMP de pulvériser la carte scolaire semble, une fois de plus, faire l’impasse sur les coûts supplémentaires que devraient alors supporter les collectivités territoriales. Ici, ce sont 16.000 élèves qui sont transportés chaque jour, soit 15 millions d’euros consacrés à cela… Nous ne pouvons pas aller plus loin, que ce soit en matière de financements, et surtout au regard de tous ces jeunes qui doivent être préservés de la fatigue de déplacements superflus.

Plutôt que « d’assouplir » la Carte Scolaire, il serait très certainement plus à propos – plus coûteux  aussi, j’en conviens, mais en matière d’Education, des moyens nationaux doivent être mis en place – de travailler à améliorer le système éducatif de notre pays afin que la question du lieu d’enseignement ne se pose plus et que la mixité sociale puisse se faire sereinement car elle est la garante de rencontres, de mixité, de lutte contre la « ghettoisation ».

La mixité sociale permet aux enfants et aux jeunes d’être confrontés à la différence, à l’Autre tout simplement et d’apprendre, alors qu’il en est encore temps, des valeurs telles que la tolérance, le partage, le respect de ce qui n’est pas comme soi, de la différence …

Le gouvernement Sarkozy, une fois de plus, manie la symbolique de façon pour le moins populiste en faisant croire aux français qu’ils auront plus de  choix, mais quand on n’a pas les moyens de vivre décemment, on ne les a pas non plus pour envoyer son enfant étudier dans une école éloignée de chez soi…