"Et voilà, la grande exposition de l’été a été lancée le vendredi 20 juin dernier et elle est superbe, évidemment.
J’ai été frappé par les toiles de la première et de la dernière des salles du Musée de Céret, des couleurs vives, des toiles mettant en scène des paysages simples, presque simplifiés. C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la peinture Fauve, comme l’a expliqué Joséphine Matamoros (Conservatrice du Musée) : « Les Fauves, dans leur façon de peindre, simplifient ce qu’il voit, simplifient l’espace… » Et cela a retenu tout particulièrement mon attention puisque c’est une illustration de ma conception du politique : simplifier la vie. Je ne prétends pas que les politiques sont des artistes, pourtant, ils sont, eux aussi à leur manière, chargés de transformer le réel, le simplifier, le rendre plus confortable, et, quand on est de gauche, pour le plus grand nombre.
Les Hongrois ont été les premiers parmi les artistes étrangers en France à s’intéresser au fauvisme et à créer les premiers tableaux fauves. Proches des œuvres françaises par leurs couleurs, leurs thèmes, leur dynamisme, ils conservent toutefois leur identité propre et une certaine distance vis-à-vis de leurs homologues parisiens. En effet, leurs compositions semblent être peintes d’une façon moins spontanée, plus construites et plus réfléchie.
Cette exposition est réalisée par le Musée de Céret, le Musée Matisse du Cateau-Cambrésis et le Musée des Beaux-Arts de Dijon, en collaboration avec la Galerie Nationale Hongroise de Budapest. Elle est une extraordinaire façon de découvrir le travail de ces artistes, pour la plupart encore méconnus, qui révolutionnèrent la peinture hongroise au contact des nouveaux courants picturaux du XXème siècle et qui ouvrirent la voie aux différentes Avant-Gardes européennes.
Cette exposition est ouverte jusqu’à la fin du mois de septembre, n’hésitez pas à venir la découvrir.