Ce vendredi 13 juin, j’ai eu le plaisir d’inaugurer le tronçon de 3 kilomètres (sur les 12 réalisés Argelès au Boulou) reliant Montesquieu des Albères au Boulou. Etaient à mes côtés les Maires de Montesquieu et du Boulou, ainsi que Pierre Aylagas et Robert Garrabé, les deux conseillers généraux des cantons concernés. Le Maire de Céret s’était également déplacé et, en partie sous la pluie, nous avons coupé le traditionnel ruban. Cette route voit passer de 12.000 véhicules par jour (moyenne annuelle) à 19.000 en période estivale ; 6 échangeurs garantissent un accès sécurisé à cette nouvelle voie et 1.300 arbres et 4.000 arbustes y ont été plantés. Elle est le quatrième barreau de l’échelle reliant la mer à nos vallées (voir le schéma ci-dessous)…
Autrefois, le département se pensait d’Est en Ouest, puis dans les années 80, l’aménagement des territoires s’est fait du Nord au Sud, avec l’autoroute par exemple. Il me semble très important en matière d’aménagement de l’espace territorial de permettre de pénétrer facilement les territoires qui le composent. Je fais toujours ce même croquis lorsque j’explique les investissements du Conseil Général dans le domaine routier (mais pas seulement !) parce qu’il est clair et donne immédiatement à voir que notre politique est structurée et qu’elle est décidée avec la volonté de faciliter les échanges entre les territoires et les Hommes qui y vivent.
Pour revenir sur la RD 618 à proprement parlé, ce tronçon a été une « course contre le TGV » et nous l’avons gagné, de peu, mais c’est un fait, c’est la SNCF qui a pris en charge les 4 millions d’euros du pont sur lequel nous étions ce vendredi 13, nos morceaux de ruban à la main ! J’ai bien évidemment félicité le service des Routes du CG66 qui a mené tambour battant ce chantier, je suis fier de cette économie de 4 millions d’euros (10% de la somme totale investie) et je suis fier également parce que ce n’est pas tous les jours qu’on va plus vite que le TGV !
Pour terminer mon propos, je rappellerai qu’en matière d’investissements routiers, nous sommes le département de France qui investit le plus au regard du kilomètres de routes dont il a la compétence (2300 km) et les résultats sont probants, en particulier pour la sécurité. Oui, le nombre de personnes ayant perdu la vie sur les routes est quatre fois moins élevé qu’il y a une quinzaine d’années. Bien entendu, il y en a toujours trop et nous devons faire tout notre possible afin de parvenir à ce que plus personne ne trouve la mort sur les routes. Pour cela, le CG66 sécurise au maximum ses routes, mais il ne faut pas oublier qu’il est de notre devoir de conducteur de respecter les limitations de vitesse, d’attacher sa ceinture (et celle des enfants) et de ne jamais rouler trop longtemps sans prendre un temps de repos.
