Le gouvernement remet redoutablement au goût du jour cet outil qui, dans les temps très anciens, servait à couper des têtes… Comme le Ministre du Budget l’a hélas confirmé il y a peu, 30.600 fonctionnaires ne seront pas remplacés en 2009. La charrette de « condamnés » la plus chargée est, je vous le donne en mille, celle de l’Education Nationale ! Eh oui, à quoi peuvent bien servir tous ces professeurs, instituteurs qui, chaque jour, transmettent leur savoir à nos enfants ? Quelle terrible erreur que de supprimer des postes d’enseignants, mais enfin, que voulez-vous, difficile de donner à boire à un âne qui n’a pas soif.
En regardant les chiffres des effectifs 2008 des fonctionnaires et leur évolution pour 2009, on constate que la grande majorité se noient dans le négatif, sauf… la Justice (bon, on ne peut pas non plus en vouloir de créer des postes dans ce domaine, même s’ils ne sont qu’au nombre que de 512), le Conseil et le Contrôle de l’Etat (+40) ET les services du 1er Ministre (+58) !! Ca laisse rêveur…
Non que je sois hostile à des remaniements permettant une meilleure gestion des finances publiques, un service public plus performant, une adaptation toujours plus pointue et proche de la réalité du quotidien de nos concitoyens, mais je doute que ces suppressions massives, sans grande explication de la part des coupeurs de tête – si ce n’est de fallacieux tralalas au sujet de la Sécu et autre mise en conformité avec nos voisins européens – servent réellement à autre chose qu’à affaiblir le Service Public pour mieux l’accuser de la rage ensuite et tenter de lui faire définitivement la peau. N’oublions pas que le Président de la République a une admiration toute passionnée pour les USA de Georges W. Bush, chantre du libéralisme et de la privatisation à tout crin.
Quoiqu’il en soit, et après la torpeur de l’été, gageons que de nouvelles luttes politiques, citoyennes et sociales vont devoir être menées et que, pour cela, nous devons rester unis pour lutter et proposer d’autres alternatives.