Ah ça, il en a l’Etat des milliards d’euros pour soutenir les banques en difficultés, mais pour les Départements (de gauche, comme par hasard), là, hop, plus rien. Et je ne me suis pas gêné pour le dire, la semaine dernière (le 23 octobre précisément) lors de la signature des contrats territoriaux à Montpellier, entre mon ami Georges Frêche (pour la Région Languedoc-Roussillon) et le Préfet de Région (au nom de l’Etat), Cyrille Schott. J’ai d’ailleurs été soutenu dans mes propos par les autres élus présents, tout ceux dans la région qui, comme nous, ici, ont été oubliés, le Gard et l’Hérault.
Plus de 116 millions d’euros de la part de la Région Languedoc-Roussillon pour soutenir financièrement les projets des Départements et seulement 29 millions d’euros de la part du gouvernement, qui plus est essentiellement à destination du Département de la Lozère et quelques peccadilles pour celui de l’Aude, histoire de ne pas avoir l’air de financer le seul Département de droite de la Région ! 10 millions d’euros pour la Lozère, 2 pour l’Aude et zéro pour le Gard, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales !!! C’est absolument inacceptable, mais, évidemment, cela va dans le sens de la volonté manifeste du gouvernement de chercher à tuer les collectivités territoriales (je reviendrai sur ce sujet dans un prochain billet).
Mais bon sang, ce n’est pas cela une République ! Ce n’est pas un Etat qui oublie des territoires et en favorise d’autres ! Les Pyrénées-Orientales sont « l’accent catalan de la République Française » et nous spolier ainsi ne peut que donner du grain à moudre aux autonomistes ! Le gouvernement s’est déjà fait un peu trop plaisir à ne rien donner pour les grands projets de notre territoire : le Musée de Céret, le Musée-Mémorial de Rivesaltes, le port de Port-Vendres et la construction du 3ème quai (une formidable marche en avant pour l’économie et l’emploi !!)… C’est vrai que le Préfet fait ce qu’il peut, mais il a des ordres, c’est clair et nous ne pouvons pas accepter d’être ainsi ignorés, méprisés par le gouvernement de notre propre pays. Qui plus est alors que nous travaillons pour apporter un mieux-être aux habitants des Pyrénées-Orientales ; l’Etat devrait se souvenir de ce qu’est l’intérêt général bon sang ! Et, à chaque fois, que j’assisterai ainsi à ces marques de dédain, je les dénoncerai et je mettrai toute mon énergie afin d’obtenir du gouvernement qu’il soit à la hauteur de sa tâche…