Jean Jaurès n’est plus de ce monde depuis près d’un siècle. Au-delà de ce fait indiscutable et pour celles et ceux qui auraient pu, l’espace du temps d’une campagne électorale, penser que les mots, les actes, la pensée de Jaurès pouvaient trouver écho dans l’idéologie sarkozyste, tout ce qui se passe dans notre pays depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République démontre la fausseté absolue de l’entreprise.
Après s’être fait plaisir en s’appropriant Jaurès, et tout ce qu’il représente symboliquement dans l’esprit collectif, durant la campagne des présidentielles, une fois élu, N. Sarkozy a, par exemple, ouvert le capital de La Poste… Je ne parle même pas du cadeau de 15 milliards d’euros fait aux plus riches de notre pays, comme de tous ces milliards pour les banques alors que depuis deux ans, nous n’avions de cesse d'entendre dire, de la part du même N. Sarkozy, que les caisses de l’Etat étaient vides !! Vides pour le peuple et pleines pour les libéraux, ça oui !!!
En fait, plus largement, et sans vergogne, le Président de la République, UMP de convictions, saccage à tour de bras les Services Publics et tout le système permettant, à tous, mais surtout aux plus fragiles d’entre nous, d’avoir accès aux services essentiels pour faire face au quotidien… Il applique là la logique libérale dans tout ce qu’elle a de plus cruelle et de simplicité sans nuance : être « fort avec les faibles et faible avec les forts. » Par forts, j’entends tout ceux qui, parce qu’ils ont de l’argent en grande quantité, peuvent s’offrir ce dont ils ont besoin et bien plus encore. Comme l’a dernièrement fait remarquer Martine Aubry : « La crise, c’est le symptôme ; le libéralisme, c’est la maladie. » Le prestidigitateur Sarkozy a fait son tour de passe-passe et, hélas, beaucoup s’y sont laissés prendre…
Sachons aujourd’hui mettre au grand jour toutes ses incohérences entre ses discours et ses actes ; ne laissons plus l’UMP se servir de l’image d’un homme qui a toujours été, jusqu’à la mort, aux côtés des démunis et employons-nous à faire honneur à la mémoire de Jean Jaurès.