L’Elysée compte 1000 salariés, dont 98 collaborateurs contractuels au Cabinet du Président de la République. Soit. Là où cela devient scandaleux, c’est lorsque l’on apprend l’augmentation de leurs salaires, en 2008, de 26,8%, suivie, pour 2009, d’une nouvelle augmentation de 20%... Quasiment 50% d'augmentation, et en moins de deux ans alors que le nombre de contractuels n’a pas varié ces deux années-là. Je pourrais ironiser en écrivant que, pendant la campagne des Présidentielles, Nicolas Sarkozy n’avait pas précisé pour QUI il serait le Président du Pouvoir d’Achat ; visiblement ce n’est pas pour l’ensemble de la population. Abject.
Tournons à présent nos regards vers le budget de Matignon et du Service d’Information du Gouvernement (SIG) : le patron de ce SIG a demandé une augmentation de 292% de son budget (de 5,7 à 22,4 millions d’euros). C’est Le Canard enchaîné qui a révélé, en juillet dernier, ce chiffre hallucinant. Cette somme est inscrite au budget 2009 qui est débattu ces jours-ci. Evidemment, Thierry Saussez – pour ne pas le nommer – est des proches conseillers de Nicolas Sarkozy…
Par ailleurs, à propos des 360 milliards mis à disposition des banques en difficultés par le gouvernement, après avoir claironné que celles-ci devraient bien évidemment rembourser la totalité des sommes prêtées pour « boucher leurs trous », le Président de la République, décidément particulièrement compréhensif dans ce domaine, a apporté une précision : les banques rembourseront, oui, mais quand elles le pourront. Je me demande combien d’entre nous ont eu la chance de s’entendre dire par leur banquier au moment de contracter un prêt : « Ne vous en faites pas pour les remboursements, M. X, ce sera quand vous pourrez ! » Je doute que cela soit arrivé, ne serait-ce qu’une fois, à quiconque… C’est là toute la logique du libéralisme, résumée en quelques mots par Michel Onfray : « Forts avec les faibles, faible avec les forts. »
Et pendant ce temps, ce même gouvernement avec à sa tête ce même Président de la République, saccagent à coups de hache l’Hôpital, l’École, la Poste, tout ce qui s’apparente, de près ou de loin aux Services Publics… De même qu’ils ne lèvent pas le petit doigt pour donner des réponses positives concrètes – et donc du courage - aux françaises et aux français. A part faire des déclarations d’intention. Prenons l’exemple de la prime aux transports en commun, promise dans un premier temps, puis déclarée obsolète du à la baisse du prix de baril de pétrole (dont on ne peut pas dire qu’il se ressente à la pompe) puis remise au goût du jour par le Premier Ministre Fillon. Attendons de voir si cette prime sera votée – ou non – comme promis. Heureusement qu’ici, dans les Pyrénées-Orientales, on sait tenir nos promesses en mettant en place des mesures concrètes pour le Pouvoir d’Achat de nos concitoyens… Et la plus symbolique d’entre elles : le bus à 1 euro !