La SCOP, ou société coopérative de production, est une entreprise dont les salariés sont associés majoritaires et prennent ensemble leur destin en main. Ils élisent ensemble leurs dirigeants, participent pleinement aux décisions, à la gestion et aux résultats de l’entreprise en respectant les principes coopératifs de démocratie économique. La SCOP est régie par la loi de 1978 spécifique aux SCOP, la loi sur les coopératives et le droit commun des sociétés.
Dans une SCOP, tous les salariés ont vocation à devenir associés : 85% des salariés présents depuis plus de deux ans le deviennent. Associés au capital, aux décisions et à la gestion, les salariés sont impliqués, motivés et savent pourquoi, et pour qui, ils travaillent. Avec des décideurs ancrés localement et des fonds propres qui restent propriété de l’entreprise, les sociétés coopératives sont ancrées par nature dans leur territoire, sans rachat ni délocalisation possible. Le statut SCOP rééquilibre les rapports entre dirigeants et dirigés, la rémunération du travail et du capital, la gestion du court terme et la construction du long terme. Le statut SCOP favorise la pérennité économique au service de la pérennité des emplois et de la progression professionnelle des personnes qui y travaillent.
Autant vous dire que j’ai été ravi de passer toute une matinée avec le responsable régional (Languedoc-Roussillon) des SCOP sur le terrain, à la rencontre de deux des onze SCOP des Pyrénées-Orientales. 180 salariés travaillent dans ces onze SCOP et, ce 4 novembre dernier, j’en ai rencontré quelques uns. J’ai eu l’occasion de leur dire combien je pensais que cette façon de penser l’entreprise était, à mes yeux, en avance sur son temps. J’ai insisté sur le fait que je suis convaincu que d’ici une centaine d’années, les étudiants qui feront des recherches sur le monde de l’entreprise au début des années 2000 seront surpris de se rendre compte que les SCOP n’étaient que si peu développées. Elles seront alors majoritaires ! Remettre l’humain au cœur même de l’entreprise, lutter contre cette erreur fondamentale de ne pas mettre plus d’énergie et de moyens dans la recherche et l’innovation, voilà la bonne marche à suivre pour l’avenir. C’est pourquoi le Conseil Général soutient les SCOP et tout ceux qui souhaitent aller dans ce sens.
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