Ce lundi 22 décembre au soir, je suis allé, accompagné de Jacques Cresta, conseiller régional, rendre visite à quatre des associations nord catalanes qui s’occupent des personnes les plus défavorisées du territoire. Nous sommes arrivés aux alentours de 19 heures au siège de l’ACAL qui gère la téléphonie sociale tout public du 115. Puis, nous nous sommes rendus au Tremplin, à la Boutique solidarité et enfin dans les locaux de la Croix Rouge, situés dans l’enceinte de l’Hôpital de Perpignan.
Il faut savoir que l’accueil, l’orientation, la mise à l’abri, l’hébergement, les soins, l’insertion des personnes en rupture de logement sont une responsabilité de l’Etat en lien avec les communes ; cependant le Conseil Général des Pyrénées-Orientales a choisi d’être très présent dans ce domaine qui constitue pour lui une compétence facultative. Dans un contexte financier très difficile, avec mon équipe, nous avons souhaité protéger nos interventions directes dans ce secteur (435.000 euros en 2008)… Il n’est pas envisageable, alors que le Social est l’une des compétences principales des Institutions Départementales, de ne pas s’impliquer dans ce qui est de la responsabilité de l’Etat et des communes. Cela nous concerne tous, même si nous agissons à la mesure de nos moyens.
Le conseil général souhaite poursuivre son soutien aux associations dans le cadre d’accords pluriannuels (qui doivent permettre une couverture équilibrée du territoire afin que tous les services ne soient pas uniquement concentrés à Perpignan) en affirmant une volonté de soutien au bénévolat et à la professionnalisation de l’accueil des publics. Pour les associations qui oeuvrent pour l’accueil et l’accompagnement des personnes sans hébergement cela est d’autant plus prioritaire qu’elles sont souvent de petite taille et fragiles du fait de la typologie de leurs financements. Ces associations font un travail remarquable, fait d’écoute, de patience et de passion. Je remercie tous ces professionnels et ces bénévoles de tout ce qu’ils font pour toutes celles et tout ceux qui ne savent plus où aller, où manger, où dormir ; sans eux, le maillage indispensable pour épauler les plus fragiles d’entre nous ne pourrait se faire. Merci et bravo.
Cette soirée du 22 décembre dernier s’est achevée, aux alentours de 23H30, par une table ronde à laquelle ont participé tous les professionnels associatifs, en présence également de Jacqueline Amiel-Donat qui nous a rejoints en cours de visite.