Dès le samedi (le 23 janvier dernier), durant 24 ou 48 heures - et parfois plus longtemps - les habitants des Pyrénées-Orientales ont été privés d'électricité, d'eau, de téléphone... Certains se sont même totalement retrouvés coupés du monde.
C'est toujours angoissant de ne plus avoir de liens avec le monde extérieur alors que, dehors, les éléments se déchaînent... Alors, je sais que beaucoup de gens ont ressorti les bons vieux postes à piles pour écouter France Bleu Roussillon qui s'est montrée particulièrement efficace durant quatre jours pour se faire le relais de cette crise météorologique.
Dès samedi matin, « antenne spéciale » pour conseiller aux auditeurs de rester chez eux, puis à partir de midi, les premiers témoignages sur la tempête, les dégâts dans les magasins, sur la route, les arbres qui tombaient presqu'en direct à l'antenne, puis les coupures d'électricité et d'eau commune par commune...
J'ai appris que le personnel de France Bleu Roussillon avait été obligé de travailler à la bougie samedi à partir de 17 heures pour pouvoir continuer d'assurer cette mission de solidarité. Le groupe électrogène de la station permet en effet de faire fonctionner l'antenne mais pas l'ensemble de la radio. Il a d'ailleurs fallu faire appel aux pompiers pour le réalimenter en fioul samedi soir et continuer ainsi à émettre et donner informations et conseils. L'antenne spéciale a d'ailleurs continué le dimanche 24 janvier, des auditeurs envoyaient des SMS et téléphonaient au standard pour indiquer les boulangeries qui avaient pu faire du pain, les épiceries encore ravitaillées en bouteilles d'eau, en bougies et en piles et, ainsi, chacun pouvaient avoir des informations, en direct, sur les lieux où il pouvait s'approvisionner.
Chaque média est différent et je tiens à tirer un coup de chapeau à notre radio publique locale qui a rempli merveilleusement sa fonction de service public pendant ces quelques jours agités.