Qui n'a pas rêvé, parmi nos investisseurs et nos chefs d'entreprise du Pays catalan, d'accrocher un jour – prochain ? - le wagon Port-Vendres à la belle locomotive qu'est le port de Barcelone ?...
Le port de Barcelone actuellement, c'est : un trafic annuel de 2,5 millions de containers (le double que sur le port de Marseille) ; près de 30 000 emplois directs ; une zone d'activité logistique (pour fixer importateurs, exportateurs et transitaires) qui s'étire sur 250 des 600 hectares de la zone portuaire ; c'est encore un secteur des croisières en pleine explosion (plus de 3 millions de passagers en 2008)...
C'est dans ce contexte que jeudi dernier j'ai été invité à m'entretenir, dans le port de Barcelone, avec MM. Jordi Valls et Jordi Cistero i Bahima, respectivement Président et Chef du département « Promotion et Projets Hinterland » du port de Barcelone. Pendant près d'une heure, nous avons recensé les atouts et nous nous sommes projetés dans les perspectives d'évolution des différents pôles économiques du département des Pyrénées-Orientales, qui pourraient venir en modules complémentaires du gigantesque port de Barcelone. A l'évidence, nos sites, je pense notamment là à Saint-Charles, Rivesaltes et Port-Vendres les intéressent. Ils sont même devenus incontournables pour pérenniser le développement et assurer l'extension d'armateurs déjà solidement implantés sur le port de Barcelone.
En effet, ce qui posait problème hier encore, pour des questions de rivalité, de concurrence ou de je ne sais quelle autre incompréhension, s'impose aujourd'hui comme une évidence inévitable. Jordi Valls s'est montré devant moi demandeur « pour de meilleures relations, pour une collaboration plus étroite, plus efficace, entre le port de Barcelone et ceux de la région Languedoc-Roussillon ». Je sais qu'il rencontrera d'ailleurs à ce sujet prochainement Georges Frêche.
Nous avons le même discours. Nous sommes sur la même longueur d'onde. Le fait que nous puissions être alliés et pas concurrents, c'est important. Le fait que cela soit dit, c'est très important. C'est très bien ! C'est ce que je leur ai répondu. A partir de là, nous ne pouvons qu'avancer, même s'il y a beaucoup à faire. Pour ce qui nous concerne : le 3e quai à Port-Vendres ! J'en suis plus que jamais convaincu, au lendemain de cette passionnante rencontre avec les dirigeants du port de Barcelone. En d'avant !