Au-delà de la politique pour la politique, je le dis comme je le vis et comme je le ressens sur le terrain : le président Sarkozy déstabilise tout et tout le monde. Nous, Conseil général, sommes devenus « LA » valeur refuge pour la population.
Très sincèrement, je me demande si les gens de l'UMP descendent encore sur le terrain, parmi la population, quand j'entends leurs représentants dans l'hémicycle de l'Assemblée départementale. Car, sans vouloir caricaturer, c'est un désastre. Il est grand temps qu'ils se mettent au diapason de la réalité quotidienne ; cela leur permettra, au moins, de mettre à jour leurs discours ! Je ne saurais trop leur conseiller de sortir, de se mettre un peu plus souvent à la fenêtre pour voir passer les gens et les problèmes. Ils me donnent l'impression de vivre à Perpignan sans jamais y mettre les pieds, sans quitter « le mas Llaro » !
Le mépris de cette Opposition UMP dans la mise en place du Plan de relance pour notre département, est révélateur de cette absence sur le terrain. J'ai beau, en séance publique, lui lancer des « Réveillez-vous ! », « Descendez de votre nuage ! », cette Opposition UMP reste sourde, inactive. J'ai beau lui démontrer que nous pouvons être un formidable levier pour les collectivités locales, les mairies, avec notre Plan de relance, rien y fait !
Pourtant, c'est bien par nous que la relance passera. Le Plan de relance, c'est nous ! Car c'est nous qui y participons, directement sur le terrain. Nous sommes l'un des remparts face à la crise, parce que nos ambitions collent vraiment aux préoccupations et besoins exprimés par la population. Par nos concitoyens. Nous pouvons ainsi intervenir dans des zones d'activités. Nous pouvons, aussi, réaliser des équipements collectifs, investir sur les routes, lutter contre l'insalubrité dans le domaine du logement. Nous savons que la consommation repartira avec des aides à la solidarité. Nous sommes « LE » catalyseur de la croissance dans nos territoires. Il suffirait d'obtenir les mêmes financements qu'ailleurs, en Europe, d'autres nations ont compris qu'il fallait accorder aux collectivités.
Le Gouvernement, s'il veut réussir face à la crise, devra changer de cap, ouvrir de nouvelles orientations, et notamment accepter le fait que la relance passe par la consommation.
Mais l'attitude désinvolte des conseillers généraux UMP dans ce grand débat qui engage notre avenir ne m'étonne qu'à moitié... Surtout quant on sait que ceux-ci ont même refusé de voter la motion concernant le bien fondé de l'existence de nos départements ; motion pourtant rédigée par TOUS les présidents de conseils généraux de France ! Cela s'appelle « se tirer une balle dans le pied ! », non ?