Lors de la dernière session en date du Conseil général (ce lundi 23 février), j'ai longuement présenté, dans ses moindres détails, le Plan de relance du Département qui nous permettrait de faire un premier pas vers une sortie de crise.
Dans cette période de chômage, de précarité et de bas salaires, où les populations les plus fragilisées souffrent encore plus, la solidarité avec les plus démunis prend une autre dimension. Et pour que cette solidarité soit très active, chaque décideur, chaque décisionnaire aux commandes doit redoubler d'imagination, doit faire preuve d'innovation, doit apporter un programme, un projet, une solution concrète et efficace immédiatement.
Devant les conseillers généraux, j'ai donc présenté une feuille de route pour les 3 mois à venir. Celle-ci contient des axes prioritaires, des chantiers que nous pouvons mettre en route dès demain, si le Gouvernement débloque les aides financières suffisantes pour boucler les opérations. Nous avons les moyens pour démarrer ces grands travaux, mais encore faut-il que l'Etat nous accompagne, nous assure d'un soutien réel et pas virtuel.
C'est ainsi que j'ai annoncé que nous pouvions lancer la construction de 400 logements. Nous avons le savoir-faire, avec l'Office'66. Ces 400 logements sont en attente du bouclage de leur financement. Nous avons les outils, il suffit maintenant au Gouvernement de prendre ses responsabilités en nous donnant les moyens.
Face à la crise, face à moi, face à la population des Pyrénées-Orientales, j'ai trouvé une Opposition UMP incapable de réagir et d'agir. Une Opposition UMP incapable de faire ne serait-ce qu'un « pont » avec le Gouvernement Sarkozy, qu'elle représente localement, pour porter un message d'espoir.
J'ai avancé des chiffres, des projets ; j'ai cité des exemples concrets, vitaux pour notre économie départementale ; j'ai raconté l'histoire incroyable de l'entreprise perpignanaise Caustier au bord de déposer le bilan – à cause de banquiers pourtant soutenus par l'argent du Gouvernement mais qui ne veulent pas lui venir en aide alors que son carnet de commandes est rempli pour les 3 années à venir !? - et de supprimer une soixantaine d'emplois... Mais, de tout cela, l'UMP départementale s'en fiche ! Sa seule réponse a été, Jean Rigual s'adressant à moi : « Faites un emprunt Monsieur le Président et réalisons de grands travaux »...
Tout cela est bien navrant. Consternant. Pour mon Opposition, la solution c'est d'emprunter, encore et toujours. Peu lui importe le contexte dramatique de forte réduction du pouvoir d'achat qui touche désormais l'ensemble de nos concitoyens.