Aujourd'hui, à 14 heures, la plus haute juridiction de France, le Conseil d'Etat a rendu sa décision. Un an, un mois et une semaine après la désormais tristement célèbre « affaire de la chaussette », la plus haute instance juridique de notre République a tranché en invalidant définitivement les élections municipales du mois de mars 2008.
Cette invalidation pour « fraude massive, organisée et en vue de favoriser un candidat » a été prononcée sans que la justice ne pense nécessaire de se pencher sur les autres griefs, tant celui retenu est grave. Cela s'appelle, pour le système judiciaire une « économie de moyens » ! Mais rappelons ici que toutes les autres tricheries sont tout aussi graves (procurations illégales, fausses signatures, faux votants...).
C'est à Jacqueline Amiel-Donat que l'on doit cette victoire sur les tricheurs. C'est grâce à sa clairvoyance, à son courage et à sa volonté, qu'elle a emmené Perpignan vers le succès d'aujourd'hui : la possibilité pour tous les habitants de cette ville de voter à nouveau, de rétablir ce vote qu'on leur a subtilisé, pour retrouver dignité et sincérité.
Oui, je suis satisfait de cette décision : pour tous les perpignanaises et tous les perpignanais qui vont enfin pouvoir laver cette tache d'ombre nauséabonde qui s'étendait un peu plus chaque jour sur notre ville chef-lieu. Laver cette salissure par ce que nous avons toutes et tous de plus intime, de plus précieux dans une Démocratie : le droit de vote ! Ce vote qui leur a été volé et qu'ils sauront, je l'espère ardemment, faire résonner de leur plus profonde conviction.
Aujourd'hui, c'est la première étape du redressement républicain de la ville de Perpignan ! Ici, je rends hommage à Jacqueline Amiel-Donat. Elle seule a mené un combat formidable pour qu'éclate la vérité... Par sa capacité à faire valoir l'esprit et la réalité de la Démocratie, elle a su, déjà, démontrer qu'elle sera un maire à la hauteur de nos espérances.