Après analyse des scores des uns et des autres du 1er tour ayant eu lieu hier soir, deux remarques :
1) La liste conduite par Jacqueline Amiel-Donat est la seule à avoir enregistré une hausse de 4% par rapport au scrutin du mois de mars dernier… Il s’agit tout d’abord d’une reconnaissance du formidable travail fourni en un an et, ensuite, d’une reconnaissance du courage, de la ténacité et de la probité dans la dénonciation de la fraude à la chaussette. 4% d’augmentation, pour la gauche - quand on sait que seules 574 voix faisaient la différence l’année dernière - c’est un bel exploit et c’est bien. Je tiens à souligner que d’ordinaire lorsque l’on revote lors d’élections partielles, en général, ce que j’appellerai « la prime » va à la liste sortante ; ce n’est pas le cas ici puisque cette « prime » va à la liste conduite par Jacqueline Amiel-Donat.
2) Je note également que 60% des perpignanaises et des perpignanais souhaitent le changement puisqu’ils n’ont pas voté pour l’ex-Maire. C’est énorme ! Bien évidemment, ces 60% ne s’expriment pas de la même façon, mais ils sont bel et bien là et ils disent très clairement leur rejet de la politique alduyste… Au 1er tour d’une élection, on élimine ; au second tour, on choisit. Jacqueline Amiel-Donat est aujourd’hui la seule à rester en lice pour fixer (comme on dit au rugby) ces valeurs du changement souhaitées par plus que la majorité des votants.
Je vois là, par ces deux remarques, la base d’une analyse forte pour se positionner pour le second tour et accompagner un changement nécessaire pour Perpignan et ses habitants. A ce stade, la pollution du cap à cap (tête à tête en français) JAD/JPA par le candidat J. Codognès apparaît dans toute son inutilité.
Tout d’abord son score va se dégonfler puisqu’il n’est pas le « cheval gagnant » et les gens le savent… Au second tour, personne ne saurait voter pour quelqu’un qui ne gagnera pas ; au second tour, on vote pour porter quelqu’un aux responsabilités… Et ce raisonnement vaut pour la droite comme pour la gauche !
Et puis, cette présence polluante l’empêche d’exprimer de façon crédible une sensibilité proche de la gauche puisque se maintenir risquerait de faire gagner la droite ! En faisant cela, il se met donc en opposition avec l’électorat de gauche…
Le message que j’aurais envie de lui adresser ce soir est qu’il ne faut pas qu’il oublie que, lors de ses combats politiques passés (députation, cantonales…), des candidats formations politiques se sont désistées en sa faveur parce qu’ils étaient moins bien placés.
L’égoïsme forcené dont il fait preuve depuis hier soir ne sert pas la gauche, mais bel et bien Jean-Paul Alduy !!! Je ne pense pas que Jean Codognès brisera le rêve de toutes celles et de tous ceux qui ont l’espoir de voir, enfin, Perpignan telle qu’ils la rêvent depuis plus de 50 ans.
Durant cette nuit de lundi à mardi, durant ces quelques jours, je me dis que la raison va reprendre le dessus dans l’esprit de Jean Codognès – je le crois – la raison, mais aussi l’esprit républicain si cher à nous tous… On se retrouve demain pour finaliser cette analyse.