Le scrutin était lourd d'enjeux et les militants socialistes l'ont bien compris. En ce lendemain de vote pour la désignation des têtes de listes aux prochaines élections régionales, je ne retiendrai que ces résultats dont tout le monde a eu connaissance en écoutant la radio. 85 % des suffrages pour Didier Codorniou dans les Pyrénées-Orientales. 93 % en Lozère, toujours pour notre ami maire de Gruissan. Dans l'Hérault et dans le Gard, il l'a emporté avec 70 % des voix. Il n'y a que dans l'Aude, son département mais aussi celui de notre concurrent, qu'il a été battu par Eric Andrieu mais seulement d'une soixantaine de voix ! Ces chiffres parlent d'eux-mêmes, la victoire est sans appel. D'autant plus incontestable qu'aucun incident n'a été relevé, un article de "l'Indépendant" en rend bien compte s'agissant de notre fédération. Que ceux qui avaient essayé de jeter l'opprobre sur ce vote avant même son ouverture en prennent bonne note car il est inacceptable de lancer des fausses accusations de tricherie. Les accusations ne sont d'ailleurs rien d'autre que les armes des faibles...
Cette victoire de Didier Codorniou, donc, c'est aussi celle de tous ceux qui ont fait primer l'avenir de la Région sur les destinées personnelles. Largement désigné, Didier Codorniou incarnait le rassemblement en faveur de Georges Frêche, sans qui on ne peut espérer garder le Languedoc-Roussillon à gauche. Aux instances nationales du PS, désormais, de redonner à notre Président sortant son rôle de leader. Martine Aubry a assuré qu'elle respecterait le vote des militants.
Si je salue évidemment les résultats du vote dans notre département, où l'écart entre les deux candidats a été le plus important de la région après l'Hérault (900 et 1 600 voix), j'appelle désormais toute la famille socialiste à se concentrer sur la seule vraie bataille que nous avons à mener, celle contre la droite. C'est là notre première responsabilité.