J'ai
présidé lundi la 245e
séance
publique du Conseil Général, avec 35 rapports à l'ordre du jour.
Une fois encore, la majorité des dossiers a été votée à
l'unanimité. Je dis "encore" car comme je le fais souvent
remarquer, l'opposition qui siège au Conseil Général approuve en
moyenne 98 % des textes. Composé de 11 élus en 2001, le groupe UMP
n'a cessé de s'étioler et il ne réunit plus que cinq membres.
Henri Carbonell vient en effet de les quitter pour appartenir aux non
inscrits – indépendants. Seulement cinq conseillers généraux
UMP, donc. Mais qui peuvent néanmoins compter sur un nouveau soutien
de poids en la personne de Jean Codognès ! L'illustration en a été
donnée lundi.
Dès
l'examen du premier rapport, le conseiller général du Haut-Vernet
est intervenu, suite à la présentation de la situation économique
et financière du département en 2008. Y allant de sa propre
analyse, il a parlé de mauvaises décisions prises depuis 1998 et de
ce qui, selon lui, n'a pas été fait en matière de création de
richesses... Des critiques, des reproches, mais en oubliant juste de
préciser qu'il était il y a six mois encore dans les rangs de la
majorité ! J'ai même dû lui rappeler qu'il avait été pendant
plusieurs années en charge des questions économiques en tant que
Président de la commission ad hoc ! Les dossiers qu'il défendait
alors, il les dénigre maintenant en avançant des arguments qui ne
tiennent pas la route ! Prenons l'exemple du port de Port-Vendres,
dont il était question lundi. Savez-vous sur quoi Jean Codognès
s'est basé pour fustiger le projet de 3e quai ? Sur de vieilles études datant de 2005, que le préfet n'a même
pas retenues et c'est normal ! Comme si nous n'avions pas travaillé
sur le sujet depuis deux ans... Les patrons le savent bien, eux, et
ils se sont tous ralliés au projet. La réunion publique qui s'est
déroulée le 5 mai dernier à Port-Vendres l'a démontré...
A
l'image d'Eric Besson, Jean Codognès a définitivement retourné sa
veste. Il n'hésite plus à voter comme l'UMP mais n'étant pas sûr
de pouvoir rejoindre ce groupe, il joue aussi sur le registre des
Verts. Codognès, porte-voix du prochain sommet de Copenhague ? La
motion qui a été votée lundi n'était pas à son initiative et le
Conseil Général n'a pas attendu qu'il change de priorités pour
s'engager dans une politique volontariste en matière de
développement durable...
Jean
Codognès a du mal à trouver sa place et ses errements ne suffisent
plus : se complaisant dans les invectives de bas étage, il m'a
insulté à plusieurs reprises durant la séance de lundi... Un bien
triste personnage, rien de plus, qui a fait 9 % sur son nom lors des
municipales de juin dans le canton où il a été élu... Ce
bilan est d'autant plus triste que Jean Codognès est celui qui a
fait perdre la gauche à ces municipales, en se maintenant au second
tour sur directive de Jean-Paul Alduy dont il est un servile allié.
Triste bilan de M. Codognès ? Triste bilan d'un traître...